Pour la première fois depuis sa condamnation à deux ans de prison ferme, Aliou Bah, président du Mouvement démocratique libéral (MoDel), sort du silence. Incarcéré à la Maison centrale de Conakry, l’opposant s’est exprimé à travers un message diffusé ce dimanche sur la page Facebook officielle de son parti.
Dans un ton empreint de sérénité, Aliou Bah affirme accepter sa détention comme une étape logique de son parcours. « Certains sont partis d’ici pour être présidents et d’autres sont partis de la présidence pour se retrouver ici. Je considère qu’ici faisait partie de mon parcours et il fallait que j’y vienne, donc je dis al hamdoulilah », déclare-t-il.
L’homme politique affirme tirer des leçons importantes de cette incarcération, qu’il qualifie d’« expérience enrichissante ». « Mon passage ici m’a fait rencontrer des personnes ressources que je n’aurais peut-être pas rencontrées étant libre, car nos chemins étaient parallèles », confie-t-il.
Refusant l’étiquette de « prisonnier », Aliou Bah revendique une liberté intérieure : « La Maison centrale fait partie de la Guinée, donc c’est une étape de ma route. Et tant que mon esprit et ma conscience sont libres, je me considère libre. »
Malgré sa condamnation, le leader du MoDel affiche un calme assumé et un attachement intact à ses convictions. Une manière pour lui de continuer à exister dans le débat politique, même derrière les barreaux.
Amadou Diallo




































