Ce samedi 9 août, la salle de l’assemblée hebdomadaire de l’UFDG vibrait d’une énergie rare. Face à une marée de foulards colorés, de chants et d’applaudissements, Hadja Halimatou Dalein Diallo, épouse de l’ancien Premier ministre Cellou Dalein Diallo, a livré bien plus qu’un discours : une profession de foi.
Dans un pays où les promesses politiques se dissipent souvent dans la poussière des désillusions, sa parole a eu l’odeur de la conviction et le poids de l’histoire. “La victoire est proche. Oui, elle est proche”, a-t-elle lancé, les yeux tournés vers ces femmes qui, depuis des années, tiennent la flamme du combat politique de l’UFDG.
Son allocution n’était pas qu’un éloge de la fidélité militante. C’était un rappel des cicatrices laissées par le chemin : des mères privées de leurs enfants, des épouses veuves trop tôt, des familles déchirées pour avoir cru en la démocratie. Pourtant, malgré les blessures, la ferveur demeure intacte. “Vous êtes les gardiennes du rêve de Cellou Dalein Diallo : celui d’une Guinée réconciliée avec elle-même.”
Ce rêve, elle le décline en promesse d’égalité, de dignité, de paix. Une Guinée où les filles n’auraient plus à choisir entre sécurité et avenir. Une Guinée qui tournerait enfin la page de l’injustice et de la misère.
Il y avait dans ce discours une urgence et une assurance mêlées. Urgence de briser le cycle de la division. Assurance que le changement n’est plus une simple éventualité, mais un horizon qui se rapproche. Et si Hadja Halimatou Dalein Diallo a pris la parole avec émotion, elle l’a conclue avec la certitude de ceux qui croient avoir rendez-vous avec l’Histoire : « Cellou Dalein président, ce n’est pas un rêve, c’est une réalité en marche. »
Fatimatou Diallo





































