La Guinée tourne une nouvelle page de son histoire footballistique. L’annonce est désormais officielle : Paulo Jorge Rebelo Duarte prend les rênes du Syli national. Le choix, mûri depuis l’appel à candidatures du 13 juin dernier, n’est pas anodin. La Fédération Guinéenne de Football (FGF) mise sur l’expérience d’un technicien qui a déjà marqué de son empreinte les bancs du Togo et du Burkina Faso.
Arrivé discrètement à Conakry dimanche, Duarte a aussitôt enchaîné par une séance de travail avec le ministre des Sports, Kéamou Bogola Haba, aux côtés du président de la FGF, Sory Doumbouya, et de son vice-président, Mamadou Barry. Le décor est planté : la mission commence dès maintenant.
Le Portugais hérite d’un héritage lourd, celui laissé par Michel Dussuyer, et d’attentes démesurées d’un peuple amoureux du ballon rond mais lassé des désillusions. Demain, lors de sa présentation officielle à la presse, Duarte ne pourra pas se contenter de discours convenus : il devra incarner une ambition, insuffler une vision, et surtout redonner espoir à une sélection en quête de constance et de résultats.
Ce n’est pas seulement un changement d’entraîneur, c’est une question d’identité footballistique. Avec Duarte, la Guinée parie sur un profil exigeant, réputé pour sa rigueur tactique et sa capacité à bâtir des équipes combatives. Mais le pari portugais, aussi séduisant soit-il sur le papier, devra rapidement se traduire sur le terrain. Car dans les stades comme dans les cœurs, seule la victoire sera la vraie langue commune.
Louda Dia




































