La décision du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) de suspendre le RPG Arc-en-ciel et l’UFDG continue d’alimenter les débats politiques. Pour le coordinateur de l’Alliance des Forces Patriotiques (AFP), Aboubacar Soumah, cette mesure est justifiée par le non-respect des règles de fonctionnement imposées aux partis.
La suspension du RPG-AEC et de l’UFDG, deux des plus grandes formations politiques de Guinée, par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) continue de susciter des réactions au sein de la classe politique.
Interrogé à ce sujet, l’honorable Aboubacar Soumah, coordinateur national de l’Alliance des Forces Patriotiques (AFP), a estimé que la décision du ministère était « bien fondée ». Selon lui, ces partis sont sanctionnés pour non-conformité aux règles qui encadrent leur fonctionnement.
« La charte des partis politiques n’a pas été élaborée sous le Général Mamadi Doumbouya », a-t-il rappelé, avant de critiquer l’incapacité du RPG et de l’UFDG à organiser de véritables congrès nationaux.
« Si des entités politiques ne respectent pas les conditions pour exister légalement, alors le ministère a le droit de les mettre en observation, de les suspendre ou de les dissoudre. Tous les cinq ans, les directions doivent être renouvelées à travers un congrès. Or, si ce n’est pas respecté, si le compte bancaire n’existe pas, si le registre des donateurs n’existe pas, si l’on ignore ce qu’il advient des cotisations et donations, il y a un problème », a-t-il martelé.
Et d’ajouter : « Depuis sa création, le RPG n’a jamais connu de congrès national. Quant à l’UFDG, depuis 2015, aucun congrès n’a été organisé. C’est un déficit démocratique ».
Cette déclaration a été faite en marge d’une conférence de presse organisée mercredi 27 août à Conakry par l’AFP, rencontre également marquée par l’annonce de nouvelles adhésions au sein du parti.
Marliatou Sall






































