À 83 ans, Alassane Ouattara se lance dans la course pour un quatrième mandat. Une candidature qu’il justifie par la Constitution de 2016, qui aurait, selon le Conseil constitutionnel, « remis les compteurs à zéro ». Pour ses partisans, il s’agit d’un droit ; pour ses opposants, d’un passage en force. Laurent Gbagbo dénonce « trop, c’est trop », quand des juristes rappellent que le débat reste ouvert entre continuité et rupture constitutionnelle.
Au-delà du droit, la question est morale : Ouattara promettait en 2019 une transition générationnelle. Mais faute d’héritier crédible au RHDP, il choisit de prolonger l’aventure, au nom de la stabilité. Ultime service ou entêtement de trop ? La réponse viendra du Conseil constitutionnel, mais surtout des urnes.
La Redaction




































