À Pékin, la scène ressemblait presque à une chorégraphie irréelle. Sous l’œil du monde entier, la Chine a déroulé un défilé militaire d’une précision millimétrée, voulu et orchestré par Xi Jinping. Derrière la géométrie parfaite des rangs se cachait un message limpide : la Chine n’est plus une puissance en devenir, elle est déjà une force militaire redoutable.
Missiles balistiques intercontinentaux capables de frapper n’importe quel point de la planète, drones furtifs à la technologie de pointe, chars de nouvelle génération et escadrilles aériennes synchronisées au centième de seconde près : Pékin a voulu impressionner, et il a réussi.
L’Occident, longtemps persuadé de sa suprématie stratégique, regarde désormais la Chine avec une inquiétude mêlée de respect. Beaucoup d’experts la placent aujourd’hui au rang de deuxième puissance militaire mondiale, juste derrière les États-Unis. Mais avec la vitesse fulgurante de ses avancées technologiques, Pékin fait planer l’idée qu’il pourrait, demain, contester cette première place.
Plus qu’un simple défilé, c’était un avertissement. Une démonstration calculée pour rappeler au monde que l’armée chinoise est désormais une armée de dissuasion planétaire, disciplinée, modernisée et prête à défendre les ambitions géopolitiques de son pays.
Madjid Halall, Alegria






































