La lutte contre la corruption, ce mal endémique qui a rongé la Guinée pendant des décennies, semble aujourd’hui trouver un terrain d’action. Des signaux concrets sont là, palpables, qui redonnent confiance à une population longtemps trahie. Les Guinéens, dans leur grande majorité, veulent croire que ce chantier de moralisation de la vie publique ne sera pas abandonné en cours de route.
Mais derrière cette adhésion populaire, une question brûle les lèvres : le général Mamadi Doumbouya poursuivra-t-il lui-même l’œuvre qu’il a engagée ?
Ousmane Gaoual Diallo, ministre porte-parole du gouvernement, n’a pas caché son point de vue. Pour lui, c’est au chef de l’État de trancher. « La décision finale revient au général Doumbouya », rappelle-t-il, soulignant qu’un tel choix devrait intervenir après l’adoption de la nouvelle Constitution.
Ainsi, l’avenir politique du pays se trouve suspendu à une équation personnelle. Car au-delà des institutions et des discours, c’est bien la volonté de l’homme du 5 septembre qui déterminera si la Guinée poursuivra sa marche vers la refondation ou si elle retombera dans les travers d’hier.
L’heure de vérité approche. Et avec elle, le moment des choix.
Moussa Aziz Camara




































