Depuis samedi 6 septembre, les Guinéens sont appelés à retirer leurs cartes d’électeurs en vue du référendum constitutionnel du 21 septembre. Dimanche, le Premier ministre Bah Oury a donné l’exemple en récupérant la sienne. Mais son message va bien au-delà du simple geste civique : la carte d’électeur n’est pas qu’un sésame pour voter, c’est désormais la clé de l’identité administrative.
« C’est cela qui permet de voter, mais aussi d’avoir toutes les informations concernant le numéro d’identification personnelle », a rappelé le chef du gouvernement. Un numéro unique qui deviendra incontournable dans la vie quotidienne des citoyens : passeport, carte d’identité, impôts, démarches scolaires… même l’inscription des enfants à l’école en dépendra.
L’appel de Bah Oury résonne comme un avertissement : négliger ce retrait, c’est s’exposer à l’exclusion, non seulement du scrutin du 21 septembre, mais aussi de l’ensemble des droits administratifs fondamentaux.
En réalité, cette campagne de distribution dépasse l’enjeu électoral. Elle trace une ligne entre deux Guinée : celle qui s’inscrit dans la modernité de l’État et celle qui risque de rester en marge. La carte d’électeur devient donc, paradoxalement, le premier acte de citoyenneté avant même le vote.
À l’heure où le pays se prépare à un rendez-vous constitutionnel décisif, Bah Oury place les Guinéens face à une responsabilité simple mais essentielle : aller chercher leur carte, pour voter, mais surtout pour exister pleinement dans la République.
Alpha Amadou Diallo






































