Le verdict officiel est tombé : 89,38 % de “Oui” à la nouvelle Constitution. Mais derrière cette écrasante victoire proclamée, une voix discordante se fait entendre avec force : celle de Dr Faya Millimouno. Le président du Bloc Libéral ne mâche pas ses mots. Pour lui, ces résultats “construits dans l’opacité” ne valent rien.
Il dénonce un processus biaisé de bout en bout. L’égalité de traitement entre partisans du Oui et du Non, pourtant prévue par la loi, aurait été purement ignorée. Pire encore, ceux qui ont osé défendre le Non auraient été stigmatisés, réduits au silence, parfois même privés de médias. “Comme des parias que la République devait bannir”, lâche-t-il, amer.
Le constat du leader libéral est sans appel : ses délégués n’ont pas pu siéger dans les bureaux de vote, leurs accréditations rejetées systématiquement. Une stratégie d’exclusion assumée, dit-il, destinée à priver le scrutin de tout regard contradictoire. À ses yeux, c’est bien la preuve qu’il ne s’agissait pas d’une élection démocratique, mais d’un plan verrouillé de bout en bout.
Alors que la Cour suprême doit encore se prononcer, Dr Millimouno se prépare à contester officiellement ce qu’il qualifie de “mascarade électorale”. Son appel dépasse toutefois la seule arène judiciaire. Il s’adresse aux Guinéens comme à la communauté internationale : ne pas cautionner une manipulation organisée, rester vigilants, et défendre les principes démocratiques.
Dans cette Guinée où chaque scrutin est une bataille pour la légitimité, la voix de Faya Millimouno rappelle une évidence : sans transparence, la démocratie n’est qu’un décor.
Alpha Amadou Diallo




































