Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 26 septembre 2025 à Conakry, l’Observatoire National Autonome de Supervision du Référendum (ONASUR) a présenté le bilan de ses activités dans le cadre de la supervision du scrutin constitutionnel. Les responsables de l’institution ont détaillé la méthodologie adoptée avant, pendant et après le vote, tout en réaffirmant leur indépendance.
Ousmane Diaby, premier rapporteur, a rappelé que l’ONASUR avait structuré son travail en trois étapes. « Avant le jour J, nous avons animé un point de presse pour expliquer nos missions et attributions prévues par la loi 012 d’avril 2025. Le jour du scrutin, nous avons formé et déployé nos superviseurs, aussi bien en Guinée qu’à l’étranger, et mis en place une plateforme de collecte et de traitement des données électorales. Enfin, après le vote, nous avons rencontré les autres missions d’observation, telles que la Francophonie et la Synergie des organisations de la société civile, avant de transmettre un rapport général aux autorités compétentes », a-t-il indiqué.
Le deuxième rapporteur, Ibrahima Kalil Bamba, a pour sa part détaillé la démarche opérationnelle, en insistant sur l’apport du numérique. « Grâce à la plateforme sécurisée e-ONASUR, nos équipes ont pu collecter, traiter et analyser les données du scrutin. En plus de l’observation directe, nous avons misé sur la coopération institutionnelle avec les instances publiques et partenaires internationaux, ainsi que sur une communication transparente et responsable », a-t-il expliqué.
Prenant la parole, Me Pépé Antoine Lamah, membre de l’ONASUR, a insisté sur le caractère impartial du travail accompli. « Si nous avons pu produire un rapport dans un temps record, c’est grâce à une équipe motivée et compétente. Je tiens à confirmer que l’ONASUR a travaillé avec indépendance et impartialité », a affirmé l’avocat.
Par cette conférence, l’Observatoire a tenu à répondre aux interrogations autour de son rôle, en affichant sa volonté de crédibiliser le processus référendaire auprès de l’opinion nationale et internationale.
Marliatou Sall






































