Alors que les grands partis comme l’UFDG et le RPG restent suspendus, un nouveau visage se lance dans la bataille pour le fauteuil présidentiel. Le président de l’Alliance pour le Changement et le Progrès (ACP), Dr Ben Youssouf Keita, a annoncé ce vendredi 10 octobre 2025 à Conakry sa candidature à la présidentielle du 28 décembre prochain.
L’atmosphère politique s’anime à mesure que la présidentielle approche. Dans un contexte marqué par la suspension des principales formations politiques, l’UFDG et le RPG, c’est un ancien député et chirurgien de profession, Dr Ben Youssouf Keita, qui a décidé de franchir le pas.
Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à Conakry, le président de l’Alliance pour le Changement et le Progrès (ACP) a officiellement déclaré sa candidature à la magistrature suprême.
« Le 28 septembre 2025 naîtra la cinquième République avec à sa tête un président démocratiquement élu au suffrage universel par les Guinéens. Moi, Dr Ben Youssouf Keita, médecin chirurgien, ancien député à l’Assemblée nationale, je me tiens devant vous ce soir pour déclarer solennellement ma candidature à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025 », a-t-il annoncé sous les applaudissements de ses partisans.
Le candidat a promis de présenter dans les prochains jours un programme de société « réaliste et ambitieux », inspiré des besoins actuels du pays.
« C’est un programme qui tient compte de la situation socio-économique, culturelle et politique du pays, des enjeux et défis du moment, mais aussi des perspectives d’avenir pour la Guinée », a-t-il détaillé.
Dans un ton rassembleur, Dr Keita a appelé les Guinéens à lui accorder leur confiance pour conduire la nation vers un nouveau départ.
« Je sollicite toutes les voix, sans distinction, parce que pour être président de la République, il faut être élu par la majorité écrasante des Guinéens », a-t-il déclaré, visiblement confiant.
Avec cette annonce, Dr Ben Youssouf Keita devient l’un des premiers à se lancer officiellement dans la course à la présidentielle de 2025, dans un paysage politique en recomposition où l’absence des poids lourds traditionnels pourrait bien rebattre les cartes.
Marliatou Sall





































