Chronique : Le fer, le peuple et le Président
Ce mardi 11 novembre 2025 ne s’effacera pas de sitôt de la mémoire collective. À Morébaya, face à l’océan Atlantique, un grondement de fer a retenti : celui du premier convoi de minerai de fer du mégaprojet intégré Simandou, enfin lancé après un demi-siècle d’attente, de désillusions et de promesses trahies. Devant le Président Mamadi Doumbouya, flanqué de ses homologues Paul Kagame du Rwanda et Brice Clotaire Oligui Nguema du Gabon, la Guinée a tourné la page d’un long feuilleton pour ouvrir celle d’une souveraineté assumée.
Pendant cinquante ans, Simandou fut l’allégorie de tous les errements politiques. Des décennies de pourparlers sans issue, de contrats déséquilibrés, d’investisseurs étrangers qui décidaient à la place d’un État impuissant, pourtant assis sur l’un des plus grands gisements de fer du monde. La Guinée regardait passer sa fortune sans jamais en tenir les rênes.
Puis vint Mamadi Doumbouya. Le militaire devenu chef d’État a voulu que Simandou ne soit plus un mirage mais une conquête nationale. Dès le départ, sa ligne fut claire : la Guinée doit gagner, ou le projet s’arrête. Cette posture de fermeté a bouleversé les habitudes diplomatiques et redonné au pays sa voix dans la grande symphonie économique mondiale.
Sous sa houlette, la stratégie fut simple mais révolutionnaire : aucun partenariat ne vaut s’il ne profite pas d’abord au peuple guinéen. À ses côtés, le ministre directeur de cabinet Djiba Diakité, figure de rigueur et d’efficacité, a veillé à ce que chaque clause, chaque signature, traduise cette exigence de souveraineté. Ensemble, ils ont rendu à l’État son autorité sur Simandou, avec méthode, transparence et fierté.
Le résultat parle de lui-même : 15 % de parts gratuites, non dilutives et non contributives pour la Guinée, extensibles à 39 % selon les phases d’exploitation. Une première dans l’histoire minière du pays. À cela s’ajoute un chemin de fer à double voie de plus de 650 kilomètres, reliant les montagnes du Sud au port en eau profonde de Morébaya. Ce corridor ferroviaire, qui transportera à la fois minerai, marchandises et passagers, promet de transformer les régions traversées en pôles économiques dynamiques.
Mais Simandou, ce n’est pas qu’un projet minier. C’est une déclaration politique. En intégrant la Chine, la France, les États-Unis et la Guinée dans une même dynamique, Doumbouya a bâti un équilibre inédit, une coopération où chaque puissance trouve sa place autour d’un centre désormais africain. La Guinée, longtemps périphérique, devient point de convergence.
Le symbole est fort. À Morébaya, quand les premières locomotives ont pris la route du large, beaucoup ont pleuré. Ces rails flambant neufs effacent l’humiliation d’un passé où, sous d’autres régimes, les infrastructures coloniales étaient démontées et revendues. Aujourd’hui, elles renaissent, non pas comme vestiges, mais comme promesses : celles d’une nation qui avance sur ses propres rails, vers son destin.
En quatre années de gouvernance, Mamadi Doumbouya a changé le ton et le tempo du pays. Il a remplacé la résignation par la confiance, les slogans par des actes, et les rêves différés par des chantiers visibles. Simandou est désormais plus qu’un gisement de fer : c’est un minerai de fierté, forgé dans la volonté politique et le patriotisme.
Ce 11 novembre 2025, la Guinée a cessé d’attendre les trains des autres. Elle a lancé le sien, chargé de fer et d’espoir. Sous le regard de Mamadi Doumbouya, la nation ne subit plus son histoire. Elle la construit, rail après rail.
Algassimou L Diallo






































