En confirmant sa candidature à la présidentielle du 28 décembre 2025, Dr Faya Millimouno choisit d’incarner, une fois de plus, la voix de la constance et de la conviction dans un paysage politique souvent miné par la résignation. Le leader du Bloc Libéral (BL) se veut le porte-flambeau d’une Guinée « plus juste et plus humaine » — un idéal qu’il défend depuis des années, parfois contre vents et marées.
Ce mercredi 12 novembre, sa déclaration avait la force tranquille d’un homme sûr de sa voie, mais conscient de la difficulté du combat. Sa satisfaction n’était pas celle d’un politicien soulagé, mais celle d’un militant endurant, d’un homme persuadé que le renouveau démocratique ne se décrète pas, il se bâtit.
« Cette validation de notre candidature est le fruit de votre engagement, de votre foi et de votre persévérance », a-t-il lancé à ses partisans, avant de rappeler que « le changement est à portée de main ».
Dans un contexte où la défiance envers la classe politique atteint son paroxysme, Faya Millimouno tente de réhabiliter une autre idée du pouvoir : celle fondée sur la compétence, l’éthique et l’amour de la patrie. Son discours, à la fois mesuré et idéaliste, résonne comme un appel à la raison, loin des passions tribales et des calculs à courte vue.
« Faisons le choix de la raison, le choix de l’avenir, le choix utile », exhorte-t-il, comme pour conjurer le désenchantement ambiant.
Mais au-delà du verbe, la question demeure : la Guinée est-elle prête à entendre ce message ? À l’heure où la logique de la force l’emporte souvent sur celle de la foi démocratique, le pari du Bloc Libéral ressemble à un acte de résistance morale.
« Ensemble, faisons mentir le fatalisme », insiste Faya. Une phrase qui sonne comme un défi lancé non seulement à ses adversaires, mais aussi à tout un pays habitué à douter de lui-même. Car pour ce candidat atypique, l’enjeu dépasse la conquête du pouvoir : il s’agit de réconcilier la Guinée avec la raison, la justice et la dignité.
Et si, finalement, le véritable changement commençait là — dans le courage tranquille de ceux qui refusent de céder au cynisme ?
Moussa Aziz Camara






































