En présentant les grandes orientations du mégaprojet Simandou, le ministre directeur de cabinet de la Présidence et président du comité stratégique, Djiba Diakité, a insisté sur une ambition centrale : faire du fer de Simandou un outil d’enrichissement collectif, fondé sur l’emploi, la formation et la montée en puissance des compétences guinéennes.
Le ministre directeur de cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, également président du comité stratégique de Simandou, a levé le voile sur les retombées attendues du plus grand projet minier d’Afrique. Un projet qu’il résume en un mot : l’autonomisation. La vision est claire : « rendre les Guinéens riches par le travail ».
Avec emphase, il rappelle que « chaque tonne de minerai est une brique dans la construction de notre avenir. Chaque kilomètre de rail posé est un pas de plus vers notre destinée. Chaque emploi créé est une lumière d’espoir pour chaque famille guinéenne ». Une déclaration qui illustre la volonté du gouvernement d’ancrer Simandou au cœur du développement national.
Selon Djiba Diakité, la stratégie repose sur trois engagements fermes liés au contenu local. Il assure que la priorité de l’emploi sera donnée aux Guinéens, soutenue par une accélération du transfert de compétences, la montée en puissance des filières techniques et des partenariats universitaires. L’initiative Simandou Academy, présentée comme un levier clé, devra former une nouvelle génération de techniciens et d’ingénieurs.
Le projet ouvre également des perspectives majeures pour les PME guinéennes. Les marchés liés à la logistique, la maintenance, le génie civil et les services techniques seront désormais accessibles aux entreprises locales, avec des standards contractuels adaptés pour leur insertion dans une chaîne de valeur mondiale.
Sur le plan stratégique, le ministre révèle trois acquis majeurs obtenus au terme des négociations avec les partenaires. Parmi eux : la participation directe de l’État guinéen au capital des mines, des infrastructures ferroviaires et portuaires, ainsi qu’aux futurs actifs de transformation du minerai. « La Guinée est co-propriétaire des leviers stratégiques de Simandou. Aucune décision ne se prend sans l’État », souligne-t-il.
Mais au-delà des chiffres et des infrastructures, Djiba Diakité insiste sur une dimension essentielle : la construction du capital humain. « Les attentes du peuple vont bien au-delà d’un simple projet minier », rappelle-t-il. Les partenaires sont donc appelés à investir dans la formation, à consolider les capacités locales et à bâtir des partenariats durables dans le cadre du programme Simandou 2040.
Une manière de rappeler que le véritable défi de Simandou n’est pas seulement d’extraire du minerai, mais de forger un développement national durable, inclusif et souverain.
Haby Sylla






































