À quelques heures d’un vote crucial au Conseil de sécurité sur une résolution américaine prévoyant le déploiement d’une force internationale à Gaza, Francesca Albanese tire la sonnette d’alarme. Pour la rapporteuse spéciale de l’ONU, cette initiative ne répond ni aux urgences humanitaires ni aux impératifs du droit international. Elle dénonce un projet de « contrôle » de Gaza, alors qu’Israël occupe toujours plus de la moitié du territoire.
Face à près de deux millions de déplacés vivant dans des conditions dramatiques, elle accuse la communauté internationale de détourner le regard. Dans son rapport, l’experte pointe la responsabilité de 63 États, dont la France, dans la perpétuation de ce qu’elle qualifie d’« État génocidaire ». Depuis des décennies, rappelle-t-elle, colonisation, apartheid et violences sont documentés sans qu’aucune puissance ne prenne les mesures nécessaires.
Albanese juge « insuffisantes » les avancées diplomatiques récentes, notamment la reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs pays : « Cela n’a rien changé sur le terrain », affirme-t-elle. Elle appelle à des actions fortes : levée du blocus, acheminement massif de l’aide, suspension d’Israël de l’ONU et coopération pleine avec la CPI et la CIJ. Pour elle, seule une intervention résolue peut stopper les crimes en cours et redonner sens à la diplomatie internationale.
Rfi






































