Exclu de la présidentielle du 28 décembre 2025, Abdoulaye Sadio Barry, président du Bloc pour l’Alternance en Guinée (BAG), conteste vigoureusement la décision de la Cour suprême. Lors d’une conférence de presse tenue ce samedi 15 novembre à la Maison de la Presse de Conakry, il a dénoncé ce qu’il qualifie « d’irrégularités » dans la procédure ayant conduit au rejet de sa candidature.
Devant les journalistes, l’opposant a déclaré vouloir « rétablir la vérité » sur des faits que, selon lui, « le public ignore ».
« Loin d’une simple réaction, nous voulons que la vérité soit connue. Nous souhaitons informer les Guinéens, ainsi que les institutions sous-régionales et internationales, de la vérité que la Cour suprême a tenté de dissimuler », a-t-il lancé.
Il réfute catégoriquement les deux motifs avancés par la juridiction : le non-paiement de la caution et l’absence d’une copie authentique de sa déclaration de biens.
« Je vous ai montré un document attesté et cacheté par la Cour suprême… Ce n’est pas sérieux », a-t-il martelé, accusant la Cour d’avoir rendu une décision « non fondée ».
Poursuivant, le leader du BAG a rappelé le rôle de son parti dans le processus électoral :
« Notre présence, c’est pour apporter un équilibre. Sans équilibre, c’est l’effondrement. Nous nous battrons pour qu’il soit maintenu ou restauré. C’est notre vocation. »
Il a également réaffirmé l’ouverture du BAG au dialogue avec les neuf candidats retenus.
« Nous discuterons avec tous. Nous étudierons leurs propositions, mais nous avons nos conditions. Ce qui ne correspond pas à notre ligne de conduite, nous ne le soutiendrons pas. Le BAG n’est ni achetable ni vendable. On peut nous empêcher, nous arrêter, nous frapper, mais on ne peut pas nous ôter notre dignité », a-t-il conclu.
À noter que sur les 51 candidatures déposées, seules 9 ont été validées par la Cour suprême.
Marliatou Sall






































