En Cisjordanie occupée, les violences commises par de jeunes colons radicaux contre des Palestiniens atteignent un seuil alarmant. Face à l’escalade, le Premier ministre israélien a convoqué une réunion gouvernementale ce jeudi 20 novembre. Selon les autorités, ces exactions sont le fait d’un groupe restreint d’« anarchistes » dont les actions, parfois dirigées aussi contre l’armée, ternissent l’image des quelque 500 000 colons installés au milieu de trois millions de Palestiniens.
Dans l’avant-poste illégal d’A’ira Shahar, certains habitants minimisent l’ampleur du phénomène, tandis que des vidéos montrent des attaques violentes : véhicules et maisons palestiniennes incendiés, habitants agressés par des jeunes masqués. Des colons plus établis expriment leur inquiétude face à ces groupes radicaux, accusés d’intimider même les soldats.
À l’opposé, des militants israéliens dénoncent un discours « hypocrite », estimant que ces violences profitent au mouvement colonial dans son ensemble en poussant des Palestiniens à quitter leurs terres.
L’armée, régulièrement débordée, peine aujourd’hui à contenir ces agressions. Une situation que l’opposition qualifie de « honte », appelant les forces de sécurité à ne plus fermer les yeux.
Rfi






































