Conakry- Sous un ciel chargé mais plein de promesses, le Bloc Libéral et ses partis alliés ont dévoilé, ce mercredi, l’un des volets les plus ambitieux de leur projet de société : faire de la Guinée un modèle de transition écologique, créateur d’emplois et moteur de croissance durable. Un programme vert, à la fois environnemental et économique, pensé pour répondre aux défis climatiques tout en offrant des opportunités inédites à la jeunesse.
Un plan écologique national pour transformer le pays
Devant militants et sympathisants, les cadres du Bloc Libéral ont présenté un Plan national de reboisement, la mise en place d’un système de gestion durable des déchets et le développement d’une économie circulaire fondée sur le recyclage et l’essor des industries vertes.
L’objectif est clair : 5 000 emplois verts seront créés pour les jeunes, notamment dans les filières du compostage, du tri, du reboisement, des énergies renouvelables et du recyclage industriel.
Pour encourager les entreprises à s’engager dans cette dynamique, le projet prévoit également une fiscalité incitative pour les acteurs du secteur écologique ainsi que la création d’un Observatoire national de l’environnement, chargé de suivre les indicateurs, lutter contre la pollution et évaluer l’impact des politiques publiques.
« Protéger la nature, c’est protéger notre avenir »
Le discours porté par les leaders du Bloc Libéral se veut autant écologique qu’économique. « Protéger la nature, c’est protéger notre avenir », martèle l’un des intervenants, rappelant que le tourisme, la culture et la valorisation du patrimoine naturel peuvent devenir de véritables moteurs de croissance.
Un pays riche, un peuple appauvri : le candidat brise le tabou
Au-delà de la question environnementale, le candidat du Bloc Libéral a tenu à rappeler une réalité que beaucoup considèrent comme un non-dit national.
« Notre sol est riche en bauxite, en or, en diamants, et notre terre est fertile. Pourtant, notre peuple reste parmi les plus pauvres du monde. C’est un paradoxe que nous ne pouvons plus accepter », dénonce-t-il.
Pour lui, la pauvreté guinéenne n’est pas une fatalité écologique, économique ou historique :
« La Guinée est riche, mais son peuple a été appauvri. »
Selon lui, la richesse doit se mesurer dans les écoles, dans les emplois jeunes, dans les secteurs hors-mines. Pas seulement dans les volumes d’exportation.
Un appel vibrant à la diaspora et à la jeunesse
Dans une envolée qui a suscité de longues acclamations, le candidat s’adresse aux Guinéens du monde entier :
« J’appelle nos médecins, ingénieurs, enseignants à revenir. Rapportez vos compétences.
Je ne vous demande pas de me faire confiance : je vous demande de croire en votre propre pouvoir. »
Il appelle également la jeunesse à se lever, à saisir les opportunités d’une économie nouvelle, à devenir actrice – et non spectatrice – de la transformation du pays.
Une vision qui se veut un mouvement national
Le discours se termine dans un ton quasi solennel, comme une invitation à écrire une nouvelle page de l’histoire guinéenne :
« Levons-nous et bâtissons cette Nouvelle Guinée, où le fils d’un paysan du Fouta et la fille d’un commerçant de N’Zérékoré pourront devenir tout ce qu’ils rêvent d’être.
L’heure est venue. Notre heure. »
Une promesse écologique, sociale et économique qui, si elle séduit une partie de l’opinion, devra désormais convaincre bien au-delà des cercles militants. Le pari est lancé.
Amadou Diallo






































