À moins d’un mois du scrutin présidentiel du 28 décembre, la campagne s’intensifie et les stratégies se précisent. Du côté du Bloc Libéral, Dr Faya Millimono a choisi sa priorité : parler à celles qui, selon lui, portent silencieusement la nation. Les femmes. Elles sont au cœur de son discours, au centre de ses promesses et désormais au premier rang de son offensive politique.
Dans un ton grave, presque solennel, le candidat dresse un constat tranchant. Les femmes guinéennes, dit-il, sont « la force silencieuse du pays ». Elles travaillent, entreprennent, soutiennent des familles entières, mais demeurent confrontées à une réalité implacable : pauvreté persistante, violences, manque d’opportunités et quasi-absence dans les sphères de décision. Un paradoxe national que le leader libéral martèle avec insistance.
Dr Faya Millimono insiste : il a vu, sur le terrain, dans les villages comme dans les marchés, ces efforts invisibles et cette résilience quotidienne. « Vous portez ce pays sur vos épaules », déclare-t-il, avant de rappeler que cette force mérite bien plus que des applaudissements tardifs.
Son message est clair : l’autonomisation des femmes ne sera pas un simple axe, mais un pilier de son projet présidentiel. Il promet de transformer l’énergie féminine en « opportunités concrètes, visibles et durables », en s’attaquant frontalement aux freins : accès au financement, discriminations, précarité économique, violences persistantes.
À ces constats, Millimono ajoute un appel politique direct. Le 28 décembre, dit-il, les femmes peuvent faire basculer l’histoire. « Vous méritez mieux. Ensemble, nous pouvons construire un pays où vos droits seront protégés, vos activités soutenues et votre place pleinement reconnue. »
Pour appuyer ces déclarations, il déroule une série d’engagements : financements accessibles avec accompagnement, programmes de protection contre les violences, accès équitable aux emplois publics, services de santé adaptés. Et surtout des objectifs chiffrés : augmenter de 50 % le nombre de femmes bénéficiant de crédits, renforcer leur représentativité dans les institutions, réduire de moitié les violences faites aux femmes.
À travers ce discours, une stratégie apparaît nettement : faire du vote féminin un levier majeur de victoire. Reste à savoir si ces promesses, ambitieuses et résonnant avec une réalité sociale incontestable, suffiront à transformer l’écoute en adhésion et l’adhésion en bulletin de vote.
Sibé Fofana






































