La capitale guinéenne a accueilli, ce samedi 13 décembre, la première édition du Festival du Fonio. Porté par des chefs et acteurs culturels, l’événement ambitionne de redonner ses lettres de noblesse à cette céréale ancestrale, pilier de l’identité alimentaire et culturelle du pays.
La première édition du Festival du Fonio a été officiellement lancée ce samedi 13 décembre à Conakry, à l’hôtel Gamal Abdel Nasser, en présence de nombreuses personnalités nationales et d’une délégation d’invités étrangers.
Initiée par Nima Traiteur, en partenariat avec l’association Les Mains Unies des Chefs cuisiniers guinéens, la manifestation vise à promouvoir le fonio, présenté comme une « céréale ancestrale » profondément enracinée dans l’histoire et les traditions de la Guinée. À cette occasion, plus de 150 produits alimentaires dérivés du fonio ont été exposés, témoignant de la richesse et de la diversité de ses usages culinaires.
Dans son allocution, la coordinatrice du festival, Cheffe Nima, a évoqué la « concrétisation d’un rêve » : celui de faire rayonner le fonio sur les scènes nationale et internationale. Qualifiant cette céréale de « trésor ancestral », elle a rappelé le rôle central de la Guinée dans sa production.
Selon elle, le pays est le premier producteur mondial de fonio, avec une production annuelle estimée entre 490 000 et 530 000 tonnes, soit plus de 70 % de la production totale en Afrique de l’Ouest. « Le fonio est l’âme de la gastronomie guinéenne et africaine. Aujourd’hui, nous ne célébrons pas seulement un aliment, mais une identité nationale et internationale : le fonio, nos petites graines d’or », a-t-elle souligné.
Prenant la parole à son tour, la directrice nationale adjointe du Tourisme et de l’Hôtellerie, Asmaou Bah Doukouré, a mis en avant la portée culturelle et économique de cette céréale. « Le fonio n’est pas une simple denrée alimentaire. Il est l’expression de l’identité, de la résilience et de la fierté guinéennes. Il raconte l’histoire de notre terroir et le savoir-faire de nos communautés rurales », a-t-elle déclaré.
Elle a également insisté sur le potentiel du fonio dans le développement du tourisme gastronomique, soulignant le lien étroit entre culture, agriculture et tourisme comme leviers essentiels du développement durable.
De son côté, la directrice générale de la Direction générale des spectacles (DGS) a salué une initiative « audacieuse et visionnaire », tout en félicitant les organisateurs pour leur engagement en faveur de la valorisation des produits locaux. Elle a rendu hommage à la créativité des exposants et à leur attachement au savoir-faire traditionnel.
Au-delà de ses qualités nutritionnelles, a-t-elle rappelé, le fonio incarne une identité, une histoire et surtout une opportunité stratégique pour les communautés rurales guinéennes.
La clôture de cette première édition du Festival du Fonio est prévue ce dimanche 14 décembre à Conakry.
Marliatou Sall







































