Ce dimanche 14 décembre 2025, Conakry a été le théâtre d’un moment politique rare. Les femmes, par milliers, ont investi l’esplanade du Palais du Peuple et les grandes artères de la capitale pour offrir une démonstration de force aussi impressionnante que disciplinée. Plus qu’un rassemblement, c’est un serment citoyen qu’elles ont proclamé à ciel ouvert : porter démocratiquement Mamadi Doumbouya à la magistrature suprême.
Venues de toutes les communes, unies dans l’élan et la détermination, elles ont fait résonner chants, slogans et messages d’espoir. Une marée humaine, vibrante, qui ne laissait place à aucune ambiguïté sur son choix : celui du candidat de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD).
Cette mobilisation ne relève ni du hasard ni de l’émotion passagère. Elle puise sa force dans un bilan et dans une vision. Depuis le 5 septembre 2021, les femmes estiment avoir vu des actes concrets en faveur de leur émancipation et de leur autonomisation. Leur présence massive est un chant de reconnaissance, mais aussi un appel à la continuité et à la consolidation des acquis.
En s’exprimant d’une seule voix, elles ont rappelé une vérité souvent sous-estimée : en Guinée, aucune dynamique politique durable ne peut se construire sans les femmes. Elles sont le cœur battant de la société, un pilier de la cohésion nationale et un levier décisif de l’expression démocratique.
Ce 14 décembre, elles ont choisi de poursuivre leur combat pour l’unité et la stabilité, convaincues que celles-ci reposent sur la confiance accordée à un homme dont le patriotisme, à leurs yeux, ne souffre d’aucune équivoque. Debout, déterminées, elles se sont inscrites dans le marbre de l’Histoire, prêtes à porter Mamadi Doumbouya jusqu’au Palais Mohamed V.
Au-delà de l’ampleur de la mobilisation, le message politique est limpide : les femmes entendent être aux premières loges pour bâtir l’avenir du pays. Cette journée restera comme un moment de communion populaire et de leadership féminin affirmé.
Quand les urnes se refermeront et que les chiffres auront parlé, un souvenir persistera avec force : le 14 décembre 2025, au Palais du Peuple, les femmes étaient là. Elles ont chanté, dansé, levé les mains et éclairé l’esplanade de blanc, sous le regard du portrait de Mamadi Doumbouya.
Ici, on le dit souvent : ce que femme veut, Dieu le veut. Ce jour-là, les femmes ont voulu Mamadi. Et elles l’ont fait savoir.
Alpha Amadou Diallo





































