Des réfugiés maliens en Mauritanie dénoncent de lourdes violations des droits humains imputées à Africa Corps, unité militaire sous contrôle russe ayant succédé au groupe Wagner au Mali. Des témoignages font état de viols, d’exécutions sommaires et de décapitations lors d’opérations dans le nord du pays.
Selon les organisations humanitaires, plus de 3 300 personnes ont fui le nord du Mali le mois dernier, dans un contexte de violences accrues et de blocus de carburant imposé par le JNIM, affilié à Al-Qaïda. Dans les camps de réfugiés, MSF évoque des violences sexuelles largement sous-déclarées, les victimes consultant tardivement par peur ou par honte.
Des chefs communautaires rapportent des attaques indiscriminées contre des civils. L’ONU rappelle que ces violences, récurrentes depuis plus de dix ans, restent difficiles à documenter. Le HCR confirme une situation humanitaire alarmante, marquée par des familles séparées et des crimes dont les auteurs sont parfois difficiles à identifier.
Le conflit malien, où Wagner et l’armée nationale ont déjà été accusés de crimes de guerre, continue d’alourdir un bilan humain dramatique, faisant du Sahel l’une des régions les plus meurtries par la violence armée.
Avec Africanew





































