À l’approche de l’élection présidentielle du 28 décembre, la question de l’émigration clandestine s’invite au cœur de la campagne du candidat du Bloc Libéral (BL). Dr Faya Millimono a exprimé une vive indignation face à la tragédie récurrente des migrants guinéens, qu’il impute à des décennies de mauvaise gouvernance.
La situation des ressortissants guinéens engagés sur les routes périlleuses de l’exil préoccupe particulièrement l’ancien président du Bloc Libéral. S’appuyant sur des données récentes, Dr Faya Millimono rappelle que 238 migrants ont été interceptés au large du Sénégal, dont 124 Guinéens. Parmi eux, des hommes, des femmes et des enfants.
« Quand partir devient le seul espoir, c’est que le pays a échoué. Des vies entassées dans une pirogue de fortune, abandonnées en pleine mer, trahies par de faux passeurs et par un système incapable de leur offrir un avenir ici », déplore-t-il, évoquant également les près de 300 personnes qui auraient péri le mois dernier en tentant de rejoindre l’Occident.
Pour le candidat du BL, ces chiffres dépassent le simple fait divers. « C’est un signal d’alarme national. Pourquoi la Guinée est-elle aujourd’hui la nationalité la plus représentée dans cette traversée de la mort ? Pourquoi nos jeunes préfèrent-ils l’océan à leur propre pays ? Pourquoi des mères, des mineurs, des diplômés choisissent-ils l’incertitude plutôt que l’espoir chez eux ? », s’interroge-t-il, pointant les défaillances de la gouvernance publique.
Dr Faya Millimono attribue cette situation à l’absence de perspectives économiques et sociales. « Parce que trop longtemps, la Guinée a été mal gouvernée. Le travail manque, l’école est abandonnée, l’entrepreneuriat étouffé. L’État n’a pas tenu sa promesse fondamentale : protéger et offrir une chance à ses citoyens », affirme-t-il.
Refusant de voir le pays « exporter sa jeunesse vers les cimetières marins », le candidat libéral assure vouloir rompre avec ce cycle. « Je refuse que le rêve guinéen commence par une fuite. Le bonheur doit se construire ici, sur notre terre », insiste-t-il.
À travers ce plaidoyer, Dr Faya Millimono affirme placer la lutte contre l’émigration clandestine au cœur de son projet politique, promettant des emplois décents, une école performante, un État juste et une économie porteuse d’opportunités. « Pour que partir soit un choix, jamais une obligation. Le 28 décembre 2025, nous pouvons changer cette trajectoire », conclut-il.
Amadou Diallo





































