À quelques jours de l’échéance présidentielle du 28 décembre 2025, le mouvement Les Réformateurs (LR) sort de toute zone grise. Dans un appel solennel adressé à ses militants et responsables, à l’intérieur comme au sein de la diaspora, le courant réformateur revendique un engagement clair, discipliné et sans équivoque en faveur du candidat de la GMD, le Général Mamadi Doumbouya. Un choix assumé, revendiqué et inscrit dans la continuité d’un compagnonnage politique entamé dès les premières heures de la Transition.
Les Réformateurs ne se présentent ni comme un ralliement de circonstance, ni comme une force opportuniste. Ils rappellent, avec insistance, avoir été parmi les premiers à prendre fait et cause pour le changement incarné par le CNRD dès le 5 septembre 2021, à une époque où beaucoup doutaient encore de l’issue de la Transition. Ce soutien précoce n’a pas été sans coût : ruptures politiques douloureuses, pressions, intimidations, violences verbales et parfois physiques. Mais pour les LR, l’engagement politique n’a de sens que s’il est assumé jusqu’au bout.
Du référendum constitutionnel du 21 septembre 2025 à la campagne présidentielle en cours, le mouvement revendique une présence constante sur le terrain. En Guinée comme à l’étranger, ses cadres et militants se sont mobilisés, des villages les plus reculés aux grandes capitales occidentales, en passant par les ambassades et consulats. Une implantation nationale et internationale que les Réformateurs mettent aujourd’hui au service de la candidature de Mamadi Doumbouya, avec la volonté de peser pleinement dans l’issue du scrutin.
Dans leur message, les LR réaffirment leur positionnement : un mouvement autonome, structuré, organisé, mais engagé sans ambiguïté au sein de la dynamique GMD. Plusieurs de leurs responsables occupent déjà des fonctions clés dans l’architecture de la campagne formateurs, superviseurs, responsables sectoriels pendant que d’autres œuvrent à la base, dans l’implantation et la mobilisation. Partout, le mot d’ordre est le même : exemplarité, discipline et loyauté.
Au-delà de la campagne, le discours se veut aussi politique et prospectif. Les Réformateurs entendent démontrer qu’ils n’ont pas attendu les sondages ou les résultats pour s’inscrire dans la philosophie du « Bâtir ensemble ». Leur soutien à Mamadi Doumbouya se veut libre, personnel et assumé, sans intermédiaire ni calcul caché. Une manière de rappeler que la rupture avec les anciens appareils politiques n’était pas un saut dans l’inconnu, mais un choix réfléchi, patriotique et républicain.
Enfin, le mouvement ouvre déjà la perspective de l’après-28 décembre. Les LR se disent disposés, le moment venu, à discuter des bases d’une collaboration structurée avec la future GMD, dans un esprit de clarté et de respect mutuel. Une manière d’affirmer que leur engagement de première heure appelle reconnaissance politique, sans renier ni leur autonomie ni leur identité.
De Conakry à Paris, de Bruxelles à Washington, de Berlin aux capitales africaines, les Réformateurs saluent l’engagement de leurs militants, souvent en première ligne, parfois vilipendés, mais toujours constants. Pour eux, l’élection présidentielle à venir ne sera que la confirmation d’un choix fait depuis longtemps : celui de soutenir Mamadi Doumbouya comme incarnation du projet de refondation de l’État guinéen.
Le rendez-vous est fixé. Le 28 décembre 2025 dira si cette fidélité politique, éprouvée dans l’adversité, se transforme en victoire dans l’honneur et la paix.
Marliatou Sall





































