À quelques jours d’une présidentielle décisive, la parole de Dr Faya Lansana Millimouno résonne comme une alarme. Mercredi 24 décembre, face à la presse réunie par l’Alliance stratégique pour sauver la Guinée (ASG), le candidat du Bloc libéral (BL) n’a pas mâché ses mots. Pour lui, la Guinée traverse l’un des moments les plus sombres de son histoire récente, minée par un climat de peur qu’il juge incompatible avec toute idée de normalité républicaine.
Arrestations arbitraires, enlèvements, angoisse quotidienne : le tableau dressé est lourd. « Nous sommes dans une situation grave. Notre pays est en danger », a-t-il lancé, décrivant une société où chacun redoute désormais le pire — pour ses enfants, pour son conjoint, pour lui-même. Une peur diffuse, installée, qui s’invite dans les foyers et ronge la confiance collective.
Mais au-delà du constat, Dr Faya pose un choix clair, presque brutal : subir ou agir. Pour le leader du Bloc libéral, l’élection présidentielle du 28 décembre n’est pas un simple rendez-vous électoral, mais une épreuve de vérité pour la conscience nationale. S’abstenir, avertit-il, reviendrait à accepter le statu quo, à prolonger un système qu’il estime dangereux pour l’avenir du pays.
Dans son plaidoyer, le vote devient alors un acte de courage, presque de résistance. « Ce n’est pas le moment de croiser les bras », martèle-t-il, appelant les Guinéens à transformer les urnes en instrument de rupture et d’espoir. Le message est limpide : la peur ne doit pas dicter l’avenir, et la souveraineté populaire reste la seule voie pour sortir de l’impasse.
Le 28 décembre 2025 s’impose ainsi, dans le discours de Dr Faya Millimouno, comme une date charnière. Une ligne de fracture entre la continuité et le changement, entre la résignation et la responsabilité citoyenne. Aux électeurs désormais de trancher : tourner la page ou accepter qu’elle se répète.
Marliatou Sall



































