Lambanyi, centre de vote Joseph Benjamin Laurence. En cette matinée électorale, le va-et-vient est calme, presque feutré. Les électeurs avancent avec retenue, sous le regard attentif des agents électoraux. C’est dans cette atmosphère sereine que le ministre des Affaires étrangères, Morissanda Kouyaté, est venu accomplir son devoir civique.
À sa sortie de l’isoloir, le chef de la diplomatie guinéenne affiche un visage détendu. Devant la presse, il ne cache ni sa satisfaction ni son émotion. « Je suis très heureux et très honoré d’avoir voté », confie-t-il, avant de remercier « le Tout-Puissant Allah, le peuple de Guinée et le président de la République ».
Mais au-delà du geste symbolique, c’est le climat général du scrutin qui retient son attention. Morissanda Kouyaté s’attarde longuement sur l’ambiance qui a entouré aussi bien la campagne que le vote. À l’en croire, la scène est inédite. « C’est la première fois, à ma connaissance, de voir une élection présidentielle se dérouler dans l’allégresse, la joie, la convivialité et la fraternité, sans heurts », souligne-t-il, insistant sur la rupture avec les souvenirs souvent douloureux des consultations passées.
Pour le ministre, cette journée électorale vaut démonstration. Elle révèle, selon lui, une Guinée arrivée à maturité politique. « Lorsque l’on laisse les populations choisir librement, elles n’ont aucun problème », affirme-t-il, comme une leçon tirée du terrain.
Autour de lui, les électeurs continuent d’entrer et de sortir des salles de classe transformées en bureaux de vote. Des regards sérieux, parfois souriants, des bulletins glissés dans l’urne sans précipitation. Une normalité qui, aux yeux du chef de la diplomatie, porte en elle une promesse.
Morissanda Kouyaté formule alors un vœu : que ce processus électoral s’achève sans heurts et ouvre une nouvelle page pour le pays. « Je souhaite que la Guinée entre enfin dans le vrai régime du développement pur, dans la solidarité et la concorde nationales », déclare-t-il.
Avant de quitter le centre, il adresse un dernier message aux citoyens, empreint d’unité et d’espérance. « Les Guinéennes et les Guinéens doivent profiter de leur pays et des immenses richesses que Dieu lui a données », lance-t-il, concluant par un remerciement appuyé au peuple et une félicitation collective.
À Lambanyi, sous le soleil discret de la matinée, le bulletin de Morissanda Kouyaté a rejoint les autres. Et avec lui, l’idée qu’une élection peut aussi être un miroir de la maturité d’une nation.
Abdoul Chaolis Diallo




































