Le Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) a rendu publique, ce lundi 29 décembre 2025, sa déclaration préliminaire à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre en Guinée. Verdict sans ambiguïté : le processus médiatique ayant accompagné le scrutin est jugé professionnel, structuré et globalement conforme aux standards de régulation.
Invitée par Boubacar Yacine Diallo, président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), la mission d’observation du RIARC était conduite par Mme Halime Assadya Ali, présidente de la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA) du Tchad et vice-présidente du réseau. La délégation comprenait également les présidents des instances de régulation du Gabon et du Mali.
Présente en Guinée depuis le 22 décembre, la mission a suivi les dernières étapes de la campagne électorale, le déroulement du scrutin ainsi que les opérations de dépouillement. Son mandat : veiller au respect de l’égal accès des candidats aux médias et appuyer les mécanismes de régulation en période électorale.
Des médias globalement au rendez-vous
Dans son rapport préliminaire, le RIARC souligne plusieurs points jugés satisfaisants. Les médias traditionnels, les plateformes en ligne ainsi que les réseaux sociaux ont, dans l’ensemble, respecté le cadre légal encadrant la couverture du scrutin. Une performance saluée dans un contexte électoral souvent sensible.
Le réseau africain a également félicité la HAC pour son professionnalisme et la rigueur de sa supervision de l’espace médiatique, estimant que l’organe de régulation a pleinement joué son rôle durant cette séquence électorale.
Autre fait marquant relevé par la mission : l’initiative de la Synergie FM/TV, qui a permis une mutualisation des radios et télévisions autour d’une couverture harmonisée du processus électoral. Une démarche qualifiée de « modèle inspirant » pour le continent, en ce qu’elle a contribué à limiter les dérives et à assurer une information équilibrée.
En conclusion, le RIARC exhorte les médias guinéens à maintenir ce niveau d’exigence et de responsabilité, estimant que la rigueur professionnelle demeure un levier essentiel pour la préservation de la cohésion sociale et de la stabilité démocratique en Guinée.
La rédaction






































