À quelques heures d’échéances politiques majeures, le Parti de l’Espoir pour le Développement National (PE.D.N) a choisi de trancher net. Le 27 décembre 2025, la formation dirigée par Lansana Kouyaté a annoncé la suspension immédiate de cinq de ses responsables, accusés d’avoir posé des actes et tenu des déclarations sans mandat officiel du parti.
Dans un communiqué au ton ferme, la direction du PE.D.N pointe des faits survenus le 24 décembre à la Maison de la Presse de Conakry. Des initiatives qualifiées sans détour « d’actes de rébellion », jugées incompatibles avec les statuts et le règlement intérieur du parti. Un vocabulaire lourd de sens, qui traduit la gravité avec laquelle la hiérarchie a perçu ces agissements.
La sanction vise des cadres issus aussi bien des instances politiques que de la jeunesse du parti : Mamadou Caba Sow, membre du Bureau politique de l’Espoir, Mandjou Kourouma, Sékou Sidibé et Juliette Camara du Comité national des jeunes, ainsi que Sory Sacko, secrétaire fédéral de Matoto. Une liste qui illustre l’ampleur de la fracture et la volonté de la direction de ne laisser aucune zone d’ombre.
Effective « immédiatement » et applicable à toutes les structures du PE.D.N, la mesure suspend toute responsabilité des concernés jusqu’à nouvel ordre, tout en annulant toute disposition antérieure contraire. Le message est clair : au sein du parti, l’expression individuelle ne saurait se substituer à la ligne collective.
Au-delà de la sanction, cette décision révèle une ligne politique assumée. En réaffirmant sa volonté de préserver l’ordre et la discipline internes, le PE.D.N cherche à afficher une image de cohérence et d’autorité, dans un contexte national où les divisions internes fragilisent souvent les formations politiques. Reste à savoir si cette démonstration de fermeté renforcera l’unité du parti ou si elle ouvrira, au contraire, une nouvelle séquence de tensions internes.
Abdoul chaolis Diallo





































