À trois jours de la grève annoncée pour le 5 janvier, le bras de fer entre le Syndicat national de l’éducation (SNE) et les autorités pourrait connaître un tournant décisif. Le syndicat est attendu ce vendredi 2 janvier au ministère de la Fonction publique pour une rencontre avec le président du Conseil national du dialogue social, dans un contexte de fortes tensions dans le secteur éducatif.
Réuni en session extraordinaire ce mercredi, le Bureau exécutif du SNE a appelé à une mobilisation « forte et disciplinée » de l’ensemble des acteurs de l’éducation. Tout en se disant ouvert au dialogue, le syndicat affiche une position ferme. « La base ne cédera plus. Si l’ensemble des points de revendication ne sont pas satisfaits de manière concrète, le syndicat se réserve le droit de demander aux enseignants de proroger les congés », a averti le Bureau exécutif.
Selon le SNE, les discussions engagées jusqu’ici n’ont pas permis d’apporter des réponses jugées satisfaisantes aux revendications des enseignants. « Les négociations se feront désormais dans la grève », insiste la direction syndicale, qui appelle à l’unité et à la détermination de ses membres.
La rencontre prévue ce vendredi est perçue comme une dernière chance de désamorcer la crise avant l’entrée en vigueur du mot d’ordre de grève, prévue pour le 5 janvier. À défaut d’un compromis, le secteur de l’éducation pourrait s’engager dans un bras de fer social dès les premiers jours de l’année 2026, avec des conséquences redoutées sur le calendrier scolaire.
Sibé Fofana






































