À l’aube de l’année 2026, la politique guinéenne est une nouvelle fois interpellée sur sa capacité à choisir l’apaisement plutôt que l’épreuve de force. Le Mouvement Démocratique Libéral (MoDeL) vient de lancer un appel solennel aux autorités : la libération d’Aliou Bah, détenu depuis un an pour offense au chef de l’État.
Dans un message empreint de gravité et de respect, Elhadj Abdoulaye Amine Soumah, vice-président du MoDeL, invite le pouvoir à saisir ce qu’il qualifie de « moment rare » de l’histoire, où un acte de responsabilité peut infléchir durablement le cours des événements. À ses yeux, remettre Aliou Bah en liberté ne serait ni un recul ni un aveu de faiblesse, mais au contraire « un geste de grandeur, un acte d’humanisme, un pas décisif vers l’apaisement national ».
Derrière cette requête, c’est une vision de la Guinée qui se dessine : un pays qui rassemble au lieu de diviser, qui valorise toutes ses intelligences et toutes ses énergies, y compris celles qui s’expriment de manière critique mais pacifique. Pour le MoDeL, l’heure n’est plus à l’affrontement, encore moins à la crispation politique, mais à la réconciliation des voix et des consciences.
En plaçant l’année 2026 sous le signe de la responsabilité et de l’espérance, Elhadj Abdoulaye Amine Soumah appelle à un changement de ton et de méthode : le dialogue plutôt que la confrontation, la justice plutôt que la rancœur, la paix durable plutôt que des victoires politiques éphémères. Reste à savoir si le pouvoir saura transformer cet appel en acte. Car au-delà du cas Aliou Bah, c’est bien la capacité du régime à incarner la grandeur et l’apaisement qui se joue en ce début d’année.
Algassimou L Diallo






































