Après plus de six semaines de discussions sous médiation officielle, le Gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation ont signé, dans la nuit du 2 au 3 janvier, un protocole d’accord majeur. Revalorisation de primes, déblocage de salaires, reclassement d’enseignants et engagements sur les contractuels : un compromis qui ouvre la voie à une accalmie durable dans le secteur éducatif.
La crise qui menaçait l’école guinéenne semble trouver une issue. Le Gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation (FSPE, SLECG et SNE) ont conclu un protocole d’accord à l’issue de négociations entamées en novembre 2025, sous l’égide du Conseil national du dialogue social.
Parmi les principales avancées figure la revalorisation significative des primes. La prime de préparation mensuelle et la prime de craie passeront progressivement à 500 000 GNF, avec une première hausse dès février 2026. La prime annuelle de documentation est également revue à la hausse, atteignant jusqu’à 1 500 000 GNF.
L’accord prévoit aussi la poursuite du déblocage des salaires de juillet-août 2025, le paiement intégral des primes amputées et la réouverture de la plateforme FUGAS pour régler les situations d’enseignants bloqués depuis décembre 2023. Une commission bipartite examinera les dossiers concernés, avec des résultats attendus fin janvier 2026.
Autre point sensible : le reclassement des enseignants admis aux examens professionnels. Le Gouvernement s’engage à prendre en charge, dès janvier 2026, les arrêtés de reclassement des lauréats de la session 2017 et à poursuivre l’organisation annuelle de ces examens.
Les indemnités de logement et de transport seront également revalorisées, pour atteindre respectivement 250 000 GNF et 200 000 GNF, avec un paiement échelonné entre mai et septembre 2026. Le principe du paiement des primes de fonction est par ailleurs acté, sous réserve de l’examen des actes de nomination par une commission dédiée.
Enfin, un cadre a été fixé pour la situation des enseignants contractuels, notamment ceux non retenus et ceux de la zone spéciale de Conakry. Les contractuels ayant obtenu la moyenne aux évaluations pratiques seront prioritaires pour les prochains engagements.
Saluant un climat de responsabilité, les deux parties se sont engagées à respecter scrupuleusement le protocole, qui suspend toute nouvelle revendication jusqu’à la signature du statut particulier de l’éducation. Un pas décisif vers la stabilité du système éducatif.
Aziz Camara





































