Après plusieurs jours de tension, le protocole d’accord signé entre le gouvernement et les syndicats met fin à la grève des enseignants. Au cœur des engagements : la majoration des indemnités de transport et de logement, le reclassement des enseignants et la prise en charge des contractuels.
Le gouvernement guinéen a annoncé, ce mardi, une série de mesures visant à améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants, marquant la fin de la récente grève qui paralysait le système éducatif.
Parmi les points phares du protocole d’accord, figure la revalorisation des indemnités : les enseignants du pré-universitaire et de l’enseignement technique percevront désormais une indemnité de logement de 250 000 GNF et une indemnité de transport de 200 000 GNF. Ces montants seront versés en deux étapes, à la fin mai et de septembre 2026.
Le protocole prévoit également la prise en charge des arrêtés de reclassement pour les enseignants ayant réussi les examens professionnels, notamment ceux de la session 2017, ainsi que le reclassement des enseignants recyclés. Une commission bipartite, composée de représentants du gouvernement et des syndicats, sera chargée d’examiner les dossiers et de procéder au déblocage des cas justifiés d’ici la fin janvier 2026.
Pour les enseignants contractuels, notamment ceux de Conakry et de la zone spéciale, une commission spéciale sera mise en place pour examiner les listes des candidats ayant participé aux évaluations pratiques. Les enseignants ayant obtenu la moyenne seront prioritaires pour les prochains engagements. Les contractuels sont également invités à se préparer aux concours et évaluations prévues pour l’enseignement pré-universitaire, pour lesquels ils bénéficieront d’un traitement prioritaire.
Enfin, le gouvernement a confirmé l’octroi des primes de fonction, accordées en supplément du salaire de base pour des postes à responsabilités. Une commission sera chargée d’examiner les actes de nomination et de veiller à la régularité de leur attribution.
Avec ce protocole, le gouvernement et les syndicats affichent une volonté de dialogue et de réformes concrètes pour renforcer le système éducatif, tout en rétablissant un climat de travail apaisé dans les écoles et établissements techniques du pays.
Saliou Keita






































