À la morgue de l’hôpital Ignace Deen, l’atmosphère est lourde ce mardi matin. Après plusieurs jours d’attente et de spéculations, le corps du colonel Claude Pivi a été officiellement restitué à sa famille, au terme de l’autopsie ordonnée par les autorités judiciaires.
Sur place, l’avocat du défunt, Maître Abdourahmane Dabo, confirme la fin d’une étape clé de la procédure. « Nous sommes réunis ce matin à la morgue d’Ignace Deen pour la restitution du corps de notre client à sa famille », déclare-t-il, entouré de proches et de responsables hospitaliers.
Selon le conseil, cette restitution intervient après des examens médicaux approfondis, destinés à établir avec précision les causes du décès survenu dans la nuit du mardi 6 janvier 2026, au camp Almamy Samory Touré. « Il a été décidé de procéder à une autopsie afin de mettre fin aux spéculations. Les conclusions confirment un décès par suite de maladie, conformément au communiqué du parquet général », précise Maître Dabo.
Dans un ton grave, l’avocat adresse également ses condoléances à la famille Pivi et à la nation guinéenne. « C’est un homme qui a servi le pays et le drapeau. Les épreuves judiciaires font partie du destin humain, mais au-delà de tout, il a servi la République », souligne-t-il.
Sur le plan pratique, la suite du protocole est désormais encadrée par les autorités. Les forces de défense et de sécurité sont attendues pour la prise en charge du corps. « Les militaires vont s’occuper du transfert vers la morgue de l’hôpital sino-guinéen, où les honneurs lui seront rendus. Aujourd’hui, la priorité reste la restitution du corps à la famille », insiste l’avocat.
La remise de la dépouille clôt ainsi le volet médico-judiciaire du dossier. Reste désormais l’organisation des obsèques, attendue par la famille et suivie de près par l’opinion publique.
Abdoul Chaolis Diallo






































