La Russie a franchi un nouveau palier militaire en lançant, début janvier, son missile balistique hypersonique Oreshnik contre l’Ukraine. Capable de voler à dix fois la vitesse du son et de déjouer les défenses aériennes, cette arme de pointe a frappé près des frontières de l’Union européenne, ravivant les craintes d’une escalade majeure du conflit et plaçant l’OTAN face à une menace jugée désormais directe.
La Russie dispose d’une nouvelle arme
Le 9 janvier, plusieurs médias ont rapporté que la Russie avait lancé son missile balistique hypersonique Oreshnik, à la pointe de la technologie, lors d’une frappe massive menée pendant la nuit contre l’Ukraine.
Les estimations de l’armée de l’air ukrainienne
CNN cite les affirmations de l’armée de l’air ukrainienne selon lesquelles Moscou aurait lancé un total de 36 missiles et 242 drones en une seule nuit.
Des centaines de drones et des dizaines de missiles
L’agence AP rapporte que, malgré l’envoi par Moscou de centaines de drones et de dizaines de missiles contre l’Ukraine, l’arme la plus notable utilisée a été le missile Oreshnik.
« Une frappe massive et de haute précision »
« Les forces armées russes ont lancé une frappe massive avec des armes terrestres et maritimes de haute précision et à longue portée, notamment le système de missiles terrestres mobiles à moyenne portée Oreshnik », a déclaré le ministère russe de la Défense dans un communiqué le 9 janvier.
Trop près de chez Poutine
Le gouvernement russe affirme que l’attaque était une riposte à une frappe présumée des forces de Kyiv contre la résidence privée de Poutine dans la région de Novgorod.
Un accident ?
Le gouvernement ukrainien, dirigé par Volodymyr Zelensky, nie avoir délibérément ciblé l’une des résidences de Poutine.
Qu’est-ce que le missile Oreshnik ?
L’Oreshnik a été décrit comme un missile hypersonique capable de voler à dix fois la vitesse du son, de transporter une ogive nucléaire et, selon AP News, de surpasser toutes les défenses aériennes actuelles.
Visait-il l’Europe
Le quotidien britannique The Guardian écrit que la frappe d’Oreshnik a eu lieu dans l’ouest du pays, près de la frontière avec le territoire de l’Union européenne.
Un coup critique
Plus précisément, l’engin a atterri dans la région de Lviv, frontalière de la Pologne. Le gouverneur a affirmé que la Russie avait endommagé des infrastructures essentielles.
Une « grave menace »
Andrii Sybiha, ministre ukrainien des Affaires étrangères, a déclaré que l’utilisation d’un missile Oreshnik si près de la frontière de l’UE démontre clairement que la Russie représente une « grave menace » pour l’Europe et l’OTAN.
Un geste « irresponsable »
Sybiha a exhorté les alliés européens de Kyiv à faire pression sur la Russie en représailles à l’action « irresponsable » de Moscou.
Une escalade claire et préoccupante
Le Guardian rapporte que les responsables de l’Union européenne sont de plus en plus préoccupés par l’utilisation de missiles balistiques hypersoniques par le président Vladimir Poutine.
Des sanctions plus sévères sont nécessaires
« Les pays de l’UE doivent puiser davantage dans leurs stocks de défense aérienne et agir sans délai. Nous devons également alourdir encore le coût de cette guerre pour Moscou, notamment par des sanctions plus sévères », a déclaré Kaja Kallas, chef de la diplomatie européenne, au Guardian.
La Russie en guerre contre OTAN
AP News souligne que, quelques mois auparavant, Poutine avait averti qu’il pourrait utiliser des missiles Oreshnik contre des pays membres de l’OTAN.
Les premiers essais
La Russie a déployé pour la première fois le missile Oreshnik lors d’une attaque contre la ville ukrainienne de Dnipro en novembre 2025. La frappe aurait impliqué l’utilisation d’ogives factices, ce qui a limité les dégâts matériels, mais a été largement interprétée comme un test démonstratif des capacités du système plutôt que comme une opération pleinement destructive.
Œil pour œil
Le président Vladimir Poutine a présenté la frappe comme une mesure punitive, affirmant qu’elle visait à punir les pays qui avaient autorisé l’Ukraine à utiliser des systèmes de missiles à longue portée contre des cibles en Russie.
Une paix dans l’impasse
Cette dernière attaque survient alors que les pourparlers de paix entre Moscou et Kyiv, menés sous l’égide de l’administration Trump, semblent être dans l’impasse.
L’instabilité est de mise
Alors que la Russie signale désormais sa volonté de pointer ses armes les plus sophistiquées vers l’Europe, les perspectives d’une paix négociée semblent de plus en plus lointaines, renforçant les craintes d’une nouvelle escalade et d’une instabilité prolongée dans toute la région.
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