Dès ses premiers mots en tant que président de la République, Mamadi Doumbouya a choisi le registre de l’ouverture et de la générosité politique. Ce samedi 17 janvier, au moment solennel de son investiture, il n’a pas seulement pris acte de sa victoire : il a posé les jalons d’un pouvoir qui se veut rassembleur, inclusif et tourné vers l’intérêt général.
Le symbole est fort. Dans l’assistance figurent ses anciens challengers, Abdoulaye Yéro Baldé du Front démocratique de Guinée (FRONDEG), Bouna Keita, Mohamed Nabé, Abdoulaye Kourouma et Abé. Une présence qui, au-delà du protocole, traduit une volonté assumée de dépasser les clivages électoraux pour inscrire la gouvernance dans une logique de dialogue et de respect mutuel.
Dans un discours empreint de solennité et d’appel au vivre-ensemble, le président Doumbouya a rappelé l’essentiel : « La Guinée est une et indivisible ». Une affirmation qui sonne comme un rappel à l’ordre moral, mais aussi comme une promesse. Pour lui, la nation guinéenne demeure à la fois « notre richesse, notre unité et notre force », un patrimoine commun qui impose responsabilité et dépassement de soi.
Au cœur de son message, une constante : la main tendue. Mamadi Doumbouya insiste sur l’engagement citoyen et sur la nécessité d’une gouvernance participative, seule à même, selon lui, de bâtir une Guinée de paix et de prospérité durable. « On ne construit pas une nation dans la division et on ne bâtit pas la prospérité sur la haine », a-t-il martelé, dans une adresse qui se veut autant un appel qu’une mise en garde.
Cette générosité politique se traduit aussi par une invitation claire à toutes les filles et à tous les fils du pays, sans exclusion. Le chef de l’État appelle à unir les forces, les intelligences et les talents, convaincu que l’avenir de la Guinée dépend de la contribution de chacun, au-delà des appartenances et des rancœurs du passé.
En concluant par « Restons unis, restons debout, restons fidèles à la Guinée », Mamadi Doumbouya scelle un pacte moral avec la nation. Celui d’un président qui, dès le premier jour, choisit de gouverner par l’inclusion et la générosité, faisant de l’unité nationale non pas un slogan, mais une exigence pour l’avenir.
A Amadou Diallo






































