Face au désordre chronique qui perturbe la circulation aux abords des marchés, Madame Yansané Fatou Baldé monte au créneau. Dans une publication sur sa page Facebook, elle met directement en cause les administrateurs des marchés, qu’elle estime largement responsables de l’occupation anarchique des voies publiques.
Selon elle, ces responsables autorisent l’installation désordonnée des occupants tout en leur faisant payer des taxes, en violation flagrante des règles d’urbanisme et des exigences de sécurité publique. « Ce sont eux qui permettent ces installations anarchiques et perçoivent des taxes au mépris de la loi », dénonce-t-elle.
À cette situation s’ajoute, d’après Madame Baldé, la passivité voire la complaisance de certaines polices communales. Celles-ci seraient accusées de fermer les yeux sur ces pratiques illégales, allant jusqu’à protéger ce désordre en échange d’avantages indus, au lieu de faire respecter la réglementation en vigueur.
Si les voies publiques ont récemment été dégagées, aucune mesure de dédommagement n’a été accordée aux occupants, pourtant installés, selon elle, avec l’aval tacite ou explicite des autorités locales. Une situation qu’elle juge préoccupante, d’autant plus qu’elle redoute le retour rapide des occupations anarchiques.
Madame Yansané Fatou Baldé se montre ferme : toute réoccupation future des voies publiques serait inacceptable. Elle estime que, si de telles pratiques devaient se reproduire, les administrateurs des marchés et les maires concernés devraient être tenus personnellement responsables et répondre de leurs actes devant la loi.
Pour elle, ces occupations illégales n’ont jamais été spontanées. Elles se sont, au contraire, installées avec la complicité manifeste de ceux-là mêmes qui avaient la charge de les empêcher. Un constat sévère qui relance le débat sur la gouvernance locale et le respect de l’autorité de l’État dans la gestion des espaces publics.
Saliou Keita






































