Le décor est planté, l’architecture révélée. En attendant les visages, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a dévoilé ce lundi 26 janvier 2026 la structure de son futur gouvernement. Un acte fondateur, rendu public à travers un décret lu au journal télévisé de la RTG, qui marque l’entrée concrète de la Guinée dans la Cinquième République.
À la tête de cet exécutif appelé à mettre en musique le nouveau mandat présidentiel, Amadou Oury Bah, reconduit dans ses fonctions de Premier ministre. Un choix de continuité assumé, mais aussi de méthode, au moment où le pays s’engage dans une phase où stabilité institutionnelle et efficacité gouvernementale sont attendues au tournant.
Le futur gouvernement comptera 29 départements, dont deux Secrétariats généraux, avec des dénominations parfois réajustées pour mieux refléter les priorités stratégiques de l’État. Derrière cette cartographie ministérielle se lit une volonté claire : structurer l’action publique autour des piliers régaliens, de la transformation économique, du capital humain et de la modernisation de l’administration.
Les ministères de souveraineté Défense, Sécurité, Justice, Administration du territoire occupent une place centrale, traduisant la volonté du pouvoir de consolider l’autorité de l’État et la stabilité nationale. En parallèle, l’accent est mis sur les leviers économiques et sociaux, avec des portefeuilles clés dédiés aux finances, au plan, aux mines, à l’agriculture, à l’énergie ou encore aux infrastructures, autant de secteurs stratégiques pour la relance et le développement.
La présence affirmée de départements liés à l’économie numérique, à l’innovation, à l’environnement, à l’emploi et à la formation professionnelle témoigne d’une ambition de projection vers l’avenir, dans un contexte régional et international exigeant. Quant aux deux Secrétariats généraux du gouvernement et des Affaires religieuses , ils traduisent une volonté de coordination renforcée et de gestion plus structurée des équilibres institutionnels et sociaux.
En révélant d’abord la structure avant les hommes et les femmes qui l’animeront, Mamadi Doumbouya fixe le cadre, trace la feuille de route et donne à son Premier ministre les outils nécessaires pour conduire l’action gouvernementale. La prochaine étape, très attendue, sera celle de la composition du gouvernement, véritable test de cohérence entre l’architecture annoncée et les choix politiques à venir.
Le squelette est désormais connu. Reste à voir si les muscles suivront.
Amadou Diallo






































