Il est des départs qui ne sonnent pas comme des ruptures, mais comme des semences. Celui de Mariama Ciré Sylla, ex-ministre de l’Agriculture, s’inscrit dans cette logique rare où la brièveté d’un mandat n’efface ni la portée de l’engagement ni la clarté de la vision partagée.
À la suite de la démission du gouvernement, le 22 janvier 2026, l’ancienne ministre a choisi le ton de la gratitude et de l’espérance. Une posture qui en dit long sur l’esprit insufflé au sommet de l’État par le Président Mamadi Doumbouya : servir, puis transmettre, sans amertume ni fracas.
Nommée pour une mission courte mais stratégique, Mariama Ciré Sylla n’a jamais douté du cap. Elle a salué, avec des mots empreints de loyauté républicaine, la confiance du Chef de l’État, soulignant l’honneur d’avoir servi sous une autorité qui place l’intérêt général au-dessus des calculs et des conforts personnels. Dans un contexte national exigeant, elle a également reconnu le sens de l’État du Premier ministre Bah Oury et la rigueur du travail collectif mené.
Mais au-delà des hommages, son message porte une conviction forte : la Guinée est à un tournant. Et ce tournant a un nom — la Cinquième République. Pour Mariama Ciré Sylla, elle n’est pas une simple réforme institutionnelle, mais une chance historique. Celle de transformer des potentialités longtemps dormantes en leviers réels de souveraineté, à commencer par l’agriculture.
Dans le sillage du Président Mamadi Doumbouya, qui a fait de la refondation de l’État et du Programme Simandou 2040 des piliers de sa gouvernance, l’ex-ministre voit dans la terre guinéenne un socle de dignité nationale. Nourrir, employer, stabiliser : l’agriculture n’est plus un secteur périphérique, mais un cœur battant de la vision présidentielle.
Son hommage appuyé aux agriculteurs guinéens, ces « piliers silencieux de la Nation productive », résonne comme un rappel essentiel. Ce sont eux qui, loin des tribunes, portent l’avenir du pays dans leurs mains calleuses. Et c’est pour eux, affirme-t-elle, que l’action publique doit rester fidèle, cohérente et ambitieuse.
En quittant le gouvernement, Mariama Ciré Sylla ne s’éloigne pas du projet national. Elle le prolonge par la parole et la foi. Foi en la jeunesse guinéenne, en l’histoire du pays, et en la capacité du Président Mamadi Doumbouya à conduire la Nation vers la stabilité, la souveraineté et le progrès partagé.
Quand la vision du Chef rencontre la conviction de ses collaborateurs, même les mandats les plus courts laissent des traces durables. Et parfois, les plus belles récoltes commencent par des semences discrètes.
Amadou Diallo






































