Coup de tonnerre dans la presse américaine. Le Washington Post, propriété de Jeff Bezos depuis 2013, a annoncé mercredi 4 février une vaste vague de licenciements touchant plus d’un tiers de sa rédaction, soit environ 300 journalistes sur 800, selon le New York Times. Une décision qualifiée de « coup brutal porté au journalisme » par plusieurs médias et figures de la profession.
Les suppressions de postes concernent notamment les services des sports, de l’actualité locale, de l’international, ainsi que les pages littéraires et un podcast phare du journal. Des correspondants au Moyen-Orient et en Ukraine figurent parmi les journalistes remerciés.
La direction justifie cette restructuration par des pertes financières persistantes et la nécessité d’adapter le journal à de nouveaux usages, en recentrant la couverture sur la politique nationale, l’économie et la santé. Une stratégie vivement critiquée par d’anciens responsables et journalistes, qui dénoncent une « démolition vertigineuse » d’un titre historique, symbole du journalisme d’investigation depuis le Watergate.
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