Alors que la guerre entre Iran, Israël et les États-Unis entre dans sa première semaine, Emmanuel Macron affirme que « la France ne fait pas la guerre ». Pourtant, France renforce discrètement son dispositif militaire au Moyen-Orient.
Le porte-avions Charles de Gaulle a franchi le détroit de Gibraltar et fait route vers la Méditerranée orientale. Dans la région, des avions Dassault Rafale, des systèmes de défense aérienne et une frégate, le Languedoc, ont déjà été déployés pour sécuriser les ressortissants et les bases françaises.
Paris rappelle être lié par des accords de défense avec plusieurs États du Golfe, notamment le Qatar, le Koweït et les Émirats arabes unis. Dans ce contexte, l’armée française pourrait être amenée à intercepter des missiles dans la région, comme cela avait été le cas lors d’un précédent épisode de tensions.
Sur le plan diplomatique, Emmanuel Macron tente d’éviter une extension du conflit au Liban. Le président français a appelé le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu à ne pas ouvrir un nouveau front contre le Hezbollah.
Parallèlement, la priorité de Paris reste l’évacuation de ses ressortissants. Selon le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, environ 5 000 Français ont demandé à quitter la région, dont près de 2 000 ont déjà été rapatriés grâce à des vols spéciaux et commerciaux. Une réunion d’information sur la situation sécuritaire doit également être organisée par le ministre des Armées Sébastien Lecornu avec les responsables politiques français.
Avec Rfi



































