CONAKRY – Officiellement installée à la tête du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle ce mercredi 29 juillet, Bintou Keita a affiché ses ambitions. La nouvelle ministre entend poursuivre les réformes engagées tout en instaurant une gouvernance basée sur l’écoute, la transparence, la responsabilité et une forte culture du résultat.
Prenant la mesure de la mission qui lui est confiée, Bintou Keita s’est dite convaincue que son département dispose des compétences et des ressources nécessaires pour accélérer la transformation du système éducatif guinéen.
Lors de sa prise de fonction, elle a salué le travail accompli par son prédécesseur, Alpha Bacar Barry, estimant que les réformes entreprises constituent un héritage institutionnel qu’il faudra préserver, consolider et renforcer.
La ministre a insisté sur le principe de la continuité de l’action publique, affirmant que les changements à la tête d’un département ne doivent pas remettre en cause les chantiers déjà engagés.
« L’action publique s’inscrit dans la durée. Elle ne saurait être interrompue à chaque changement de responsable. Mon mandat sera placé sous le signe de la continuité des réformes engagées, conformément à la lettre de mission qui nous est assignée », a-t-elle déclaré.
Convaincue qu’aucune réforme durable ne peut aboutir sans une mobilisation collective, Bintou Keita a lancé un appel aux cadres du ministère, aux syndicats, aux parents d’élèves, aux partenaires sociaux ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers afin de renforcer la synergie d’action.
Sur le plan de la gouvernance, la nouvelle patronne de l’Éducation nationale a annoncé une administration fondée sur le dialogue, la rigueur, la transparence, le respect des textes et la responsabilité dans la gestion des ressources publiques.
Elle a également prévenu qu’elle instaurera un haut niveau d’exigence au sein de son département, estimant que la performance repose sur un suivi permanent, une évaluation régulière et un monitoring méthodique des actions entreprises.
Enfin, Bintou Keita a rappelé que l’éducation demeure, selon elle, « le premier investissement pour l’avenir d’une nation », plaidant pour une coopération renforcée entre les différents ministères afin d’atteindre les objectifs fixés en faveur des enfants et de la jeunesse guinéenne.
Amadou Diallo






































