Le président de la République, Mamadi Doumbouya, assume pleinement le nouveau découpage administratif de la Guinée. Après la création de deux nouvelles régions administratives, Siguiri et Beyla, ainsi que de onze nouvelles préfectures, le chef de l’État a expliqué les motivations de cette vaste réorganisation territoriale.
Pour Mamadi Doumbouya, cette réforme dépasse largement le cadre d’un simple réaménagement administratif. Elle répond, selon lui, à l’évolution démographique du pays et à la nécessité de renforcer la présence de l’État au plus près des populations.
Dans un message adressé aux habitants de Siguiri, de Beyla et des nouvelles préfectures, le président de la République a insisté sur l’objectif principal de cette réforme : rapprocher davantage l’administration des citoyens.
« C’est dans ce même esprit de rapprochement que j’ai signé la création de deux nouvelles régions administratives : Siguiri et Beyla, et de onze nouvelles préfectures », a-t-il déclaré.
Une réponse à la croissance démographique
Le chef de l’État justifie également cette nouvelle organisation territoriale par la forte évolution démographique de la Guinée. S’appuyant sur les résultats du quatrième Recensement général de la population et de l’habitation (RGPH-4), Mamadi Doumbouya rappelle que le pays compte désormais plus de 17,5 millions d’habitants.
« Cette décision n’est pas une simple mesure administrative. Elle répond à une réalité que je connais bien : celle de nos populations, dont le nombre a considérablement augmenté. Le quatrième Recensement général de la population et de l’habitation nous révèle une Guinée de plus de 17,5 millions d’habitants, qui méritent une administration présente, proche et à l’écoute », a-t-il souligné.
À travers ce nouveau découpage, le président entend ainsi adapter l’organisation de l’État à la croissance de la population et faciliter l’accès des citoyens aux services publics.
« Aucune population ne sera laissée dans l’incertitude »
Conscient des attentes suscitées par cette réforme, Mamadi Doumbouya a assuré que l’installation des nouvelles autorités administratives figurera parmi les priorités des prochaines semaines.
« Je mesure ce que ce changement représente pour vous et je veux vous rassurer personnellement : la mise en place des nouvelles autorités sera une priorité absolue des prochaines semaines », a-t-il promis.
Le chef de l’État assure également qu’aucune localité ne devra rester durablement sans encadrement administratif.
« Aucune population ne sera laissée dans l’incertitude. Là où l’État grandit, l’État doit être présent : dans les services, dans la sécurité, dans l’accompagnement de votre quotidien », a-t-il affirmé.
Pour le président de la République, cette réorganisation territoriale s’inscrit dans une responsabilité qu’il dit assumer pleinement, avec la volonté de garantir une administration plus proche, plus accessible et davantage attentive aux réalités locales.
Le découpage territorial au cœur de la vision « Simandou 2040 »
Au-delà de la création des nouvelles régions et préfectures, Mamadi Doumbouya présente cette réforme comme un élément de sa stratégie de développement territorial. Il la rattache notamment au programme Simandou 2040, qui ambitionne de promouvoir un développement socio-économique durable et davantage ancré dans les différentes localités du pays.
« Cette réforme incarne ma vision d’un développement socio-économique durable et responsable à la base, portée par le programme Simandou 2040 : rapprocher le pouvoir du peuple, pas l’éloigner de lui », a-t-il écrit.
Le président guinéen a également réaffirmé son attachement à la paix, à l’intégrité territoriale et au vivre-ensemble, qu’il considère comme des piliers essentiels de la stabilité nationale.
« Rien, ni personne, n’entamera mon engagement à défendre les intérêts de la Guinée, son territoire, son peuple et ses biens », a-t-il assuré.
En conclusion, Mamadi Doumbouya a appelé les Guinéens à poursuivre ensemble la marche vers le développement et la prospérité du pays.
« Ensemble, continuons à bâtir le pont vers la prospérité de notre pays, la Guinée, notre paradis, terre de richesses et d’opportunités », a conclu le chef de l’État.
Amadou Diallo







































