Conakry. À quelques semaines du double scrutin prévu le 31 mai, la Direction Générale des Élections (DGE) a présenté, vendredi 24 avril 2026, les nouvelles données du corps électoral. Face à la presse, l’institution a annoncé une hausse significative du nombre d’inscrits, désormais fixé à 6 948 894 électeurs, après une vaste opération de révision du fichier.
Dans la salle de conférence, les responsables électoraux ont détaillé les ajustements opérés pour fiabiliser les listes et élargir la participation citoyenne. Au cœur de cette actualisation : l’intégration des jeunes atteignant la majorité civile avant le scrutin, ainsi que la régularisation de milliers de dossiers restés en attente.
Selon Mme Djenab Touré, la DGE s’est appuyée sur le Registre National des Personnes Physiques (RNPP) afin d’identifier les nouveaux électeurs.
« Nous avons récupéré les jeunes qui ont atteint 18 ans. Jusqu’à la date du 1er mai, si vous avez 18 ans, vous participerez cette fois-ci », a-t-elle déclaré.
Cette mesure permet à une nouvelle génération de primo-votants de faire son entrée dans les urnes dès ce scrutin décisif.
Autre avancée mise en avant : la correction de dysfonctionnements techniques ayant empêché certains citoyens d’apparaître sur les listes précédentes malgré la possession de leurs récépissés.
« Nous avons le loisir d’avoir au moins plus de 20 000 personnes de nos concitoyens qui avaient les récépissés mais ne se retrouvaient pas, qui vont cette fois-ci se retrouver sur la liste », a ajouté la responsable électorale.
Avec ces ajustements, le corps électoral passe de 6 748 000 électeurs lors des précédentes consultations à 6 948 894 inscrits, soit une progression de plus de 200 000 votants.
Dans le détail, la DGE recense 3 629 766 femmes contre 3 319 128 hommes, répartis dans 23 681 bureaux de vote à travers le pays, un nombre inchangé malgré l’augmentation des inscrits.
À l’approche du 31 mai, cette annonce marque une étape clé dans l’organisation du double scrutin, présenté par les autorités comme un rendez-vous majeur pour la consolidation du processus démocratique.
Saliou Keita





























