Conakry. La ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Dre Diaka Sidibé, a lancé un vaste chantier de modernisation du système universitaire guinéen, adossé aux projets MPS-30 et MPS-32 du programme Simandou 2040.
Cette réforme prévoit la révision de 141 programmes académiques, du diplôme initial jusqu’au cycle ingénieur, avec un objectif clair : rendre les nouveaux curricula opérationnels dès la rentrée universitaire 2027.
Pour piloter ce chantier, les autorités annoncent la mise en place de 51 équipes de travail supervisées par 8 comités scientifiques sectoriels, composés d’experts nationaux et internationaux.
Le gouvernement veut orienter les formations vers les secteurs porteurs comme le numérique, l’intelligence artificielle et la gestion des données, afin de mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.
La réforme vise également à renforcer l’alignement du système guinéen sur les standards internationaux, à travers la consolidation du modèle Licence-Master-Doctorat (LMD) et l’introduction d’un système de crédits académiques facilitant la mobilité étudiante.
Présent à la cérémonie, Mamadou Angelo Diallo, représentant du programme Simandou 2040, a défendu une vision stratégique :
« Nous ne voulons plus seulement des diplômés ; nous voulons des bâtisseurs d’économies. »
Avec ce calendrier serré, les autorités jouent gros : transformer l’université guinéenne tout en relevant le défi de l’employabilité des jeunes diplômés.
Amadou Diallo

































