La route nationale n°1 a une nouvelle fois livré son lot de douleur et de désolation. Ce dimanche 12 juillet 2026, aux environs de 15 heures, un grave accident de la circulation a frappé la sous-préfecture de Timbo, à une quinzaine de kilomètres de Mamou, sur l’axe reliant la ville carrefour à Kankan.
Un camion de marque Renault, immatriculé BF 0692, a quitté la chaussée avant de finir sa course dans un ravin. En quelques secondes, un trajet ordinaire s’est transformé en scène de détresse, laissant derrière lui une famille endeuillée et plusieurs blessés entre la vie et la souffrance.
Le bilan provisoire est lourd : un bébé a perdu la vie sur place et quatorze autres personnes ont été grièvement blessées, parmi lesquelles huit femmes, deux hommes et quatre enfants. Alertés rapidement, les agents de la Protection civile de Mamou sont intervenus pour extraire les victimes et les évacuer vers le Centre hospitalier régional de Mamou, où elles ont été prises en charge.
Au-delà de ce drame humain, cet accident rappelle une réalité devenue trop familière en Guinée : les routes continuent de payer un lourd tribut aux erreurs humaines, au manque de prudence et parfois à l’état préoccupant de certains véhicules. Chaque accident n’emporte pas seulement des vies, il brise des familles, bouleverse des destins et interpelle toute une société.
Les appels à la prudence lancés régulièrement par les autorités restent plus que jamais d’actualité. Le respect du Code de la route, la limitation de la vitesse, la vigilance des conducteurs et l’entretien rigoureux des véhicules doivent devenir des réflexes incontournables pour réduire ces tragédies.
La Direction générale de la Protection civile a présenté ses condoléances à la famille du nourrisson décédé et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Mais au-delà des messages de compassion, ce nouveau drame pose une question urgente : combien de vies faudra-t-il encore perdre avant que la sécurité routière devienne une véritable priorité collective ?
À Timbo, une famille pleure aujourd’hui un enfant arraché trop tôt à la vie. Une nouvelle victime silencieuse d’une route qui, chaque jour, continue de réclamer son lourd tribut.
Moussa Aziz Camara





































