Le candidat indépendant à la présidentielle du 28 décembre 2025, Cheick Abdoul Camara, a tiré à boulets rouges sur le processus électoral en cours en Guinée. Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 11 novembre à la Maison de la presse de la Minière, il a dénoncé un système “biaisé”, qu’il estime contraire aux principes de transparence et d’équité.
“Nous sommes face à un processus électoral biaisé”, a déclaré le candidat. Selon lui, le code électoral, promulgué le 27 septembre, n’a été mis à la disposition des candidats que le 17 octobre. “Pendant trois semaines, seul le président de la transition connaissait les règles du jeu. Les autres candidats n’étaient pas informés”, a-t-il fustigé, estimant que certaines dispositions du texte sont contraires à la Constitution.
Cheick Abdoul Camara s’oppose notamment à la tenue d’une élection organisée par des institutions dirigées par des personnes nommées par le chef de l’État. “Tout cela est illégal, et nous refusons de cautionner cette mascarade”, a-t-il insisté.
Poursuivant dans le même ton, il a qualifié le processus en cours de “coup de force électoral”, dénonçant un manque de volonté politique d’aller vers un scrutin véritablement inclusif et transparent.
Pour lui, la réussite de la transition passe nécessairement par la mise en place d’un organe électoral véritablement indépendant, conformément à la Constitution. Il invite les autorités à ouvrir un cadre de dialogue afin de redéfinir les conditions d’organisation de la présidentielle.
Enfin, Cheick Abdoul Camara a lancé un appel à la mobilisation citoyenne :
“La passivité ne nous mènera nulle part. Les Guinéens doivent se lever pour exiger le respect des principes démocratiques et défendre la crédibilité du vote.”
Marliatou Sall






































