Le Parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) est sorti de son silence pour dénoncer la circulation, sur les réseaux sociaux, d’une prétendue liste d’interdictions de sortie du territoire visant certains cadres de l’administration publique.
Dans un communiqué officiel, le Parquet affirme n’être ni à l’origine ni associé à ce document « non référencé », qui lui est à tort attribué. Une situation qui, selon l’institution judiciaire, entretient la confusion autour des procédures en cours et alimente des amalgames préjudiciables au bon déroulement des enquêtes.
Face à cette désinformation, le Parquet spécial rappelle son attachement aux principes fondamentaux de la justice, notamment la présomption d’innocence et le caractère strictement confidentiel des enquêtes. Il souligne que les poursuites engagées dans les affaires de corruption, de blanchiment de capitaux ou d’infractions assimilées s’inscrivent dans le cadre légal défini par les lois en vigueur en République de Guinée.
Tout en reconnaissant la forte attente des citoyens en matière de lutte contre la corruption, le Parquet assure maintenir le cap. Il réaffirme sa détermination à « démasquer, traquer et poursuivre sans aucune exception tous les délinquants financiers », avec pour objectif la saisie de leurs avoirs illicites au profit de l’État.
Cependant, insiste-t-il, cette offensive judiciaire se fera dans le strict respect des règles encadrant les enquêtes, les poursuites et les jugements en matière pénale.
Pour éviter toute confusion liée à la diffusion d’informations inexactes, le Parquet spécial invite les professionnels des médias et le public à privilégier ses canaux officiels de communication, notamment son numéro vert (627-80-17-17) et son adresse électronique dédiée.
Dans un ton résolument ferme, l’institution conclut : « Le temps est désormais à l’action et non à la parole ». Elle appelle également à une collaboration responsable des citoyens, lanceurs d’alerte et organisations engagées dans la lutte contre la corruption, tout en promettant de communiquer, au cas par cas, sur l’évolution des dossiers en cours.
Saliou Keita


































