Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à un important renouvellement des secrétaires généraux de plusieurs départements ministériels. À travers une série de décrets rendus publics le mardi 18 août 2026, le chef de l’État a redessiné l’architecture administrative de nombreux ministères, du Secrétariat général du Gouvernement ainsi que du Secrétariat général des Affaires religieuses.
C’est un véritable mouvement de chaises qui s’opère au sommet de l’administration publique guinéenne. Par une série de décrets signés le 18 août et rendus publics mardi, le président Mamadi Doumbouya a procédé à la nomination de nouveaux secrétaires généraux dans la quasi-totalité des départements ministériels.
Ces décisions, qui abrogent toutes les dispositions antérieures contraires, touchent plusieurs secteurs stratégiques de l’administration. Elles interviennent dans un contexte où les autorités affichent leur volonté de renforcer l’efficacité de l’appareil d’État et d’accélérer la mise en œuvre des politiques publiques.
Un vaste renouvellement dans les ministères
Au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Irène Marie Hadjimalis prend les fonctions de secrétaire générale. Elle est rejointe dans cette nouvelle configuration administrative par Mohamed Sikhé Camara, nommé au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.
Au ministère de la Sécurité et de la Protection civile, le poste revient à Moustapha Kobélé Keïta, tandis qu’Abdoulaye Youla devient secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger.
Le département chargé de l’Économie, des Finances et du Budget sera désormais piloté sur le plan administratif par Ahmed Tidiane Touré, économiste. Au ministère du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Kabélé Soumah est nommé secrétaire général.
Plusieurs autres départements connaissent également de nouvelles nominations.
Au ministère de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, N’Faly Sylla, précédemment conseiller principal au ministère de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, est promu secrétaire général.
Ramatoulaye Camara, jusque-là secrétaire générale du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, prend désormais les commandes administratives du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.
Dans le secteur minier, Aboubacar Kourouma est nommé secrétaire général du ministère des Mines et de la Géologie. L’Agriculture sera désormais administrativement dirigée par Oumar Barry, tandis qu’Alimatou Siradjo Diallo rejoint le ministère de l’Élevage.
À la Pêche et à l’Économie maritime, le poste revient à Morlaye Soumah.
Des mouvements dans l’éducation, la santé et les secteurs sociaux
Le secteur de l’éducation et de la formation n’échappe pas à cette importante recomposition.
Au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le poste de secrétaire général revient au docteur Facinet Conté.
Au ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Julien Bongono, précédemment secrétaire général du ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, est nommé à ce poste.
Dans le même temps, Youssouf Boundou Sylla, précédemment secrétaire général du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation, prend les fonctions de secrétaire général du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat.
Le secteur de la Santé est confié, sur le plan administratif, au docteur Mory Keïta, tandis que Saa Kossa Touré, précédemment secrétaire général du ministère des Infrastructures, rejoint le ministère de la Femme, de la Famille et des Solidarités.
Jeunesse, Sports et Infrastructures : plusieurs changements
Le mouvement se poursuit dans les départements en charge de la jeunesse, des sports et des infrastructures.
Bintou Doubouya, précédemment secrétaire générale du ministère du Commerce, de l’Industrie et des Petites et Moyennes Entreprises, devient secrétaire générale du ministère de la Jeunesse.
Au ministère des Sports, Mohamed Billy Kaba, jusque-là secrétaire général du ministère de la Jeunesse et des Sports, est nommé à ce poste.
Le ministère des Infrastructures sera désormais administrativement dirigé par le docteur Mamadou Touré, précédemment secrétaire général du ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.
Dans les Transports, Mohamed Bakayoko est nommé secrétaire général.
Énergie, environnement, communication et urbanisme concernés
Le secteur de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation accueille Souleymane Bah comme secrétaire général.
Au ministère de l’Environnement et du Développement durable, le poste revient au docteur Karim Samoura.
Moussa Coulibaly devient secrétaire général du ministère de l’Énergie, tandis que Bachir Camara, précédemment secrétaire général du ministère de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures, est nommé au ministère de l’Assainissement, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures.
Enfin, au ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du territoire, Ahmed Sékou Keïta, jusque-là chef de cabinet du ministère de la Pêche et de l’Économie maritime, est promu secrétaire général.
Le Secrétariat général du Gouvernement également concerné
Le remaniement s’étend également aux structures centrales de l’État.
Sirigbè Keïta est nommée secrétaire générale adjointe du Gouvernement. Au Secrétariat général des Affaires religieuses, Elhadj Ibrahima Ousmane Bah devient secrétaire général adjoint.
À travers cette série de nominations, le chef de l’État opère donc une profonde recomposition des équipes administratives placées au cœur du fonctionnement des différents départements.
Le décret précise que l’ensemble de ces nominations prend effet à compter de la date de leur signature.
Ce vaste mouvement intervient alors que les autorités guinéennes mettent de plus en plus l’accent sur la performance, la responsabilité et l’efficacité de l’administration. Pour les nouveaux secrétaires généraux, le défi sera désormais de traduire ces orientations en résultats concrets au sein de leurs départements respectifs.
Aziz Camara





































