Alors que l’Aïd el-Fitr devrait rester un moment de joie, de partage et de retrouvailles familiales, la fête de cette année a été assombrie par de nouveaux drames sur les routes guinéennes. Cinq accidents de la circulation, dont deux mortels, ont été enregistrés le lundi 23 mars 2026, malgré un important dispositif de sécurité déployé par la Direction centrale de la Police nationale (DCPN).
Comme chaque grande fête, les déplacements massifs, l’imprudence de certains conducteurs et le non-respect du code de la route continuent de transformer les périodes de célébration en moments de deuil pour plusieurs familles. Le bilan communiqué par la porte-parole de la DCPN, le capitaine Rama Baldé, fait état de deux morts et de plusieurs blessés, rappelant une fois de plus le lourd tribut payé à l’insécurité routière.
« Malgré la vigilance des agents, la DCPN déplore toutefois cinq accidents de circulation à Conakry et à l’intérieur du pays. Le bilan humain s’élève à deux décès et plusieurs blessés », a-t-elle précisé.
Ces chiffres, au-delà des statistiques, posent une question essentielle : à quoi servent les dispositifs sécuritaires si les comportements à risque persistent ? Car la responsabilité ne repose pas uniquement sur les forces de sécurité. Elle interpelle aussi les conducteurs, les transporteurs et tous les usagers de la route.
Chaque fête devrait être un moment de vie, pas un rendez-vous avec la mort. Tant que l’excès de vitesse, la surcharge des véhicules, la fatigue au volant et l’irresponsabilité continueront de dicter la conduite de certains, les communiqués de condoléances risquent malheureusement de suivre ceux des vœux de fête.
L’Aïd est passé, mais la leçon reste : la sécurité routière doit devenir une priorité collective, au-delà des dispositifs ponctuels, afin que célébrer ne rime plus avec pleurer.
Fatimatou Diallo


































