La 18ᵉ édition des 72 Heures du Livre a été officiellement lancée ce vendredi 3 avril 2026 à Conakry, sous le haut patronage du président de la République, avec M. Djiba Diakité, ministre directeur de cabinet à la Présidence, comme président d’honneur, et sous l’égide du ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla.
Placée sous le thème « Jeunesse et numérique : créativité, innovation et engagement », cette édition se tiendra du 23 au 25 avril 2026 au lac Bassikolo, en face du Palais du peuple. Pendant trois jours, ce site se transformera en un véritable carrefour d’échanges littéraires et culturels.
La commissaire générale de l’événement, Aïssata Kaporo Soumah, a rappelé l’ambition de cette rencontre culturelle majeure.
« Notre objectif est d’accompagner une jeunesse ambitieuse et talentueuse afin de transformer le numérique en un levier de création, d’innovation et d’impact positif pour notre société », a-t-elle déclaré. Avant d’ajouter que cette édition se veut « un espace vivant et engagé pour les idées, où les talents pourront s’exprimer et où chaque jeune pourra trouver inspiration, outils et opportunités pour écrire son avenir ».
De son côté, la présidente du comité d’organisation, Mme Diaka Kaba, a souligné la portée culturelle et symbolique de cet événement.
« Les 72 Heures du Livre ne sont pas seulement un salon. C’est une aventure humaine, culturelle et profondément guinéenne. Le livre demeure une force qui éveille, relie, élève et transforme », a-t-elle affirmé.
Elle a également rendu hommage à Sansy Kaba Diakité, initiateur de l’événement, pour sa constance dans la promotion du livre et de la culture guinéenne, saluant « une vision rare et une endurance exceptionnelle » ayant permis à cet événement de s’inscrire durablement dans le paysage culturel.
Revenant sur la pertinence du thème, Mme Kaba a insisté sur le rôle central de la jeunesse dans le développement du pays.
« Parler de jeunesse et d’innovation, ce n’est pas suivre une tendance, mais répondre à une réalité nationale. Il s’agit de dire à notre jeunesse que nous croyons en sa capacité de transformation », a-t-elle souligné.
Prenant la parole, Sansy Kaba Diakité, responsable de L’Harmattan Guinée, a annoncé la présentation de 122 œuvres littéraires au cours de cette édition. Il a également évoqué l’ambition de créer à terme une biennale africaine du livre en Guinée.
« Cette 18ᵉ édition va faire rêver la Guinée », a-t-il assuré.
Représentant les populations de Forécariah, Kalémodou Yansané a, pour sa part, remercié les organisateurs pour le choix porté sur sa préfecture, qui accueillera certaines activités le 26 avril 2026.
Présent à la cérémonie, le ministre de la Culture, Moussa Moïse Sylla, a réaffirmé le rôle stratégique de la culture dans le développement national.
« La culture n’est plus périphérique dans notre pays. Elle est devenue centrale, structurante et constitue un puissant levier économique, social et identitaire », a-t-il déclaré, invitant les jeunes à profiter de cette plateforme pour valoriser leurs idées.
À noter que le nom du lauréat du Grand Prix littéraire du Président de la République sera dévoilé le 22 avril prochain à Forécariah. Le vainqueur recevra une récompense de 50 000 euros, soit environ 500 millions de francs guinéens.
Marliatou Sall


































